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Chronique 506 Le monde à l’heure du coronavirus.

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Aujourd’hui, qui n’a pas entendu parler du virus qui occupe la plupart des journaux télévisés ?

Les mots d’épidémie et de pandémie sont entrés dans le langage courant.

La panique, peur irraisonnée entretenue par les médias depuis plusieurs semaines, paralyse une grande partie de la population active.

Sur un mode réaliste, il sera bon de rappeler ici que le nombre de décès moyen annuel dans le monde peuplé de 7.5 milliards d’habitants, indépendamment du coronavirus, est de 57 millions, soit 157 000 décès par jour face à 380 000 naissances quotidiennes.

Les chiffres des décès rattachés au coronavirus doivent donc être pris avec un certain sang-froid.

10 000 décès depuis le début de l’épidémie, c’est-à-dire depuis trois mois alors qu’en parallèle, 15 000 000 de personnes sont mortes de mort naturelle ou d’autres pathologies.

L’on retiendra aussi que le coronavirus atteint plutôt les personnes âgées et les personnes fragiles alors qu’il est beaucoup moins agressif vis-à-vis des sujets jeunes.

Il en va de même pour la mort naturelle, elle touche plus facilement les personnes âgées et les personnes fragiles et plus exceptionnellement les enfants.

Je dirai même que la mort atteint de façon plus fréquente les personnes ayant plus de 100 ans que celles de 20 ans.

Coronavirus ou non, les conclusions sont les mêmes, plus on est âgé et fragile, plus on se rapproche du terme de l’existence.

Toute catastrophe peut apporter malgré tout une leçon.

Quelle est donc la leçon de cette pandémie ?

Le modèle sociétal de la plupart des pays riches semblait jusqu’alors bien huilé.

Une population de plus en plus urbaine, souvent entassée dans de véritables clapiers, au détriment des campagnes qui se vident.

Une population de loisirs, consommant des voyages jusqu’à l’indigestion à des prix toujours plus bas, dans des bateaux de croisière gigantesques ou des lieux devenant de la consommation de masse.

Une population privée de transport individuel et contrainte à la promiscuité au niveau des transports en commun.

Une population prompte à se ruer de façon moutonnière vers tous les événements présentés comme des distractions dans des salles à très grande capacité.

Une population « qui bouge en permanence », toujours insatiable et souvent insatisfaite.

Une population ignorante, le plus souvent inconsciente des dangers de sa surconsommation, de sa négligence sanitaire vis-à-vis des autres et vis-à-vis de la planète.

Faudra-t-il prendre un autre chemin ?

La crise sanitaire sitôt passée, les mauvaises habitudes reprendront le dessus :

Voyages à prix discount, croisières sur des usines à loisir, consommation à tout-va, « constructions – ruches » urbaines, déresponsabilisation face aux diffusions bactériologiques et virales au fil des voyages « dépaysants ».

Bref, un rêve pour une prochaine pandémie…

…ou pour une guerre bactériologique.

Dr Henri PULL

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Henry Pull
Psychiatre et pédopsychiatre. Psychothérapeute. Expert médico-légal. Conférencier Formateur auprès d’entreprises. Intervenant Radio France. Auteur de deux livres : « Parents-Enfants » 200 réponses aux questions les plus fréquentes. (Édition Grancher) « Stress comment reconnaître et soigner vos 150 stress quotidiens ». (Édition Grancher)
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