Voici que l’on aurait libéré des femmes maintenues comme esclaves reproductrices au Nigeria.

Relevons que par ce drame humain, l’esclavage en Afrique par des Africains devient un fait avéré alors que jusqu’à présent, seul le monde occidental européen était montré du doigt pour de tels crimes.

L’énormité d’une telle information devrait scandaliser le monde entier et entraîner une enquête approfondie sur des faits que l’on pourrait comparer aux exactions des camps de concentration de la seconde guerre mondiale.

L’on apprend que les enfants étaient tarifiés, ainsi pour environ 1300 $ vous aviez un garçon et pour 700 $ une fille.

La première question qui me vient immédiatement à l’esprit est la suivante :

  • Quels étaient donc les acheteurs des nourrissons, dans un pays réputé pour sa pauvreté ?

L’on pourra soupçonner, sans grand risque de se tromper, les réseaux d’adoption mafieux et les différentes O.N.G. « sauvages » qui opèrent dans tous les pays où la misère et la guerre sont de règle.

Nous pouvons imaginer qu’une telle découverte « isolée » de femmes traitées comme du bétail cache une réalité beaucoup plus fréquente qu’on ne l’estime sur le continent africain tout d’abord et sans doute ailleurs dans le monde.

Devant le progrès galopant, la haute technicité, la foison des plaisirs et des loisirs, l’on oublie souvent le côté obscur de l’humanité.

Dans les actes de violence, l’humain est un grand spécialiste, il représente un risque majeur pour lui-même et cela le conduira inéluctablement à sa disparition.

La plupart des grands prédateurs ayant été éliminé, il remporte la couronne du Super prédateur de la planète.

L’esclavage est loin d’être éradiqué, ici nous avons de malheureuses femmes nigérianes transformées en reproductrices, ailleurs nous aurons des filles vendues à des proxénètes ou à des employeur(e)s ne respectant aucune loi sinon la voie du pouvoir et de l’argent, et, au sein de certains foyers l’on trouvera des femmes réduites au rang d’objet par leur conjoint.

Non, les esclaves ne sont pas seulement des femmes mais, encore au XXIe siècle, la force physique du mâle, les droits que sa culture ou sa religion lui accorde, cautionnent des actes inexcusables vis-à-vis d’une population féminine.

Nous ne pouvons que constater l’absence de réactivité durable du monde de l’information devant une telle barbarie pour des raisons de « respect de la politique intérieure des états » ou tout simplement pour des raisons de lâcheté financière.

Y a-t-il une morale à retirer de tout cela ?

Sous un vernis de civilisation ne faut-il ne retrouver que de la violence destructrice et non pas créatrice ?

En reprenant la citation de Freud, nous pouvons dire que l’Homme a toujours été, et restera un loup pour l’Homme.

Docteur Henri PULL

 

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