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Chronique 497 Imposer les géants du net, une erreur ?

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Pourquoi ne voulons-nous pas payer des taxes ou des impôts ?

Simplement parce que nous avons le sentiment de nous appauvrir de façon anonyme, sans être au courant du devenir les sommes collectées et de leur action sur notre vie quotidienne.

Le collecteur, à savoir l’État, s’estime compétent pour gérer et redistribuer les sommes colossales prélevées chaque année sur tout ce qui est taxable.

Et en plus, désolation, personne ne nous remercie pour notre générosité !

La plupart des états « développés » ont démontré leur capacité à creuser les déficits et, le plus souvent, leur capacité à transformer de l’or en plomb et non pas l’inverse.

La plupart des géants du net, Facebook, Amazon, Apple, Google, Microsoft et tous les futurs géants en gestation, ont démontré qu’ils pouvaient transformer du vent en or, qu’ils pouvaient créer des empires en quelques décennies, à partir d’idées originales visionnaires.

Leur soutirer une part des bénéfices ?

L’idée plait à première vue.

Mais cela reste de fait impossible compte tenu de leur business model qui ne connaît pas de frontières et qui est souvent immatériel.

Mais, si la possibilité existait, ce serait alors aux états préleveurs de transformer ces recettes fiscales en mieux-être pour leur population.

Le peu de résultats des gestions étatiques, que ce soit dans l’industrie ou dans les services, frise le plus souvent la médiocrité.

L’on peut craindre qu’il en serait de même dans le cadre d’un excédent de recettes fiscales issues de la nouvelle économie numérique.

Alors que faire ?

Ne pourrait-on pas inciter chacune de ces entreprises dotées d’un savoir-faire reconnu, tant dans la gestion que dans l’innovation, de reverser une part de leurs gains sous forme de fondations gratuites utiles à tous ?

L’on pourrait imaginer des hôpitaux Google, des écoles et des universités Apple, des laboratoires de recherche médicale Facebook, des transports en commun Amazon, et, pourquoi pas, des maisons de retraite Microsoft ?

Cela permettrait à ces grands groupes vivant de la collectivité, de redistribuer gratuitement à cette collectivité leur savoir-faire pour « un vivre-mieux » général, visible par tous.

Et puis, quelle pub !

Cela les rendrait populaires et reconnus sans qu’ils aient le sentiment d’être dépouillés sans aucun bénéfice secondaire.

Leur savoir-faire entrepreneurial saurait éviter les gaspillages des services publics, plus politiques et gestionnaires que novateurs.

Nous le voyons dès à présent dans la conquête spatiale : les entreprises privées ont su démontrer qu’en moins de temps et moins d’argent, elles pouvaient faire beaucoup mieux que les mastodontes du passé (NASA…) subventionnés par le budget de l’État.

Alors, « Non » à l’impôt illusoire pour un grand « Oui » au mécénat ?

Allons, les GAFAM, dites OUI !

 

Docteur Henri Pull

 

 

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Henry Pull
Psychiatre et pédopsychiatre. Psychothérapeute. Expert médico-légal. Conférencier Formateur auprès d’entreprises. Intervenant Radio France. Auteur de deux livres : « Parents-Enfants » 200 réponses aux questions les plus fréquentes. (Édition Grancher) « Stress comment reconnaître et soigner vos 150 stress quotidiens ». (Édition Grancher)
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