Pour l’année à venir, peut-on encore souhaiter autre chose aux femmes et aux hommes de bonne volonté, que la santé, le bonheur et la paix ?

Pour l’année 2017, je me pencherai plutôt sur la cause animale et environnementale.

En effet, que peut-on souhaiter à toutes les espèces avec qui nous partageons la planète Terre ?

Une simple survie, face au rouleau compresseur de l’humanité, en mal d’expansion à tout-va.

Qu’il s’agisse des grands singes anthropoïdes, qu’il s’agisse de ce minuscule coquillage, maillon essentiel d’une chaîne alimentaire ignorée par le commun des mortels, qu’il s’agisse de ce végétal vivant en harmonie avec l’insecte pollinisateur, toutes les espèces sont désormais concernées.

Pour l’année 2017, l’humain, saura-t-il mettre en sommeil son instinct de développement, « croitre et multiplier », quel qu’en soit le prix ?

Bien sûr que non, son hégémonie est encouragée sur tous les continents, chaque naissance, merveilleuse en elle-même, sonne le glas, les unes après les autres, d’espèces survivantes tout autant dignes de prospérer.

Ainsi, sur 76 199 espèces étudiées en 2016, 22 413 sont menacées d’extinction ; 60 % des vertébrés ont disparu en seulement 45 ans.

Ces chiffres sont simplement approximatifs.

Sans se tromper, l’on pourrait les revoir à la hausse.

Cette préservation des espèces, longtemps réservée à des associations « considérées comme des groupements de doux dingues », devrait prendre une autre importance dans notre vision du monde.

Parler de pollution, parler de famine, parler de guerres territoriales, parler d’obscurantisme, parler de barbarie, parler de pauvreté, sans évoquer le problème de fond de la démographie humaine « impérialiste, colonisatrice à outrance, totalitaire et destructrice », équivaut à ne parler pour ne rien dire.

Et pourtant, n’est-ce pas ce que font les animateurs de toutes ces grandes « messes pseudo soucieuses de l’environnement » ?

Un seul mot d’ordre affiché : il ne faut surtout pas pointer du doigt la place « pullulante » de l’humain dans le naufrage écologique de la vie sur Terre, mais, clairement, il faut se soucier exclusivement de son développement, contre vents et marées.

Pour 2017, ayons une pensée compatissante pour les quelques milliers d’insectes, de plantes, de merveilles sous-marines, d’animaux sauvages … qui disparaîtront des listes d’espèces menacées pour gagner la liste des espèces disparues.

En parallèle, cette même année, la population humaine augmentera de 250 000 habitants par jour ; soit, peu ou prou, de 91 250 000 habitants…

Apparemment, comme dans le film Highlander, il faudra qu’au final, il n’en reste qu’un : l’Homo sapiens sapiens !

 

 

Docteur Henri PULL

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