Accueil Quoi de neuf doc ? Chronique 482 La fin d’une « nomenklatura démocratique » ?

Chronique 482 La fin d’une « nomenklatura démocratique » ?

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Les dernières élections que ce soit aux États-Unis, aux Philippines, en Islande, en Italie, en Autriche, en France… démontrent que l’ordre établi, depuis l’accession au pouvoir d’une « démocratie » devenue peu à peu le terrain privé d’une « caste politique professionnalisée », est profondément remis en cause.

L’électeur anonyme, celui pour qui la vie politique n’est pas un métier à vie, celui qui est en prise directe avec un quotidien pas toujours facile, désormais, s’interroge.

Qu’il s’agisse du chômage, du monde de l’entreprise, du logement, des difficultés financières, de la sécurité, de l’éducation… les dirigeants élus en parlent avec emphase, avec des trémolos dans la voix, lorsqu’ils mendient les voix des électeurs.

Mais sitôt élues, que font ces personnalités se faisant fort d’être « les Robins des bois » de tous ?

Pour beaucoup de citoyens, cela reste un grand mystère !

Que beaucoup de postes aux dénominations incompréhensibles, soient vides de contenu, mais dotés de privilèges dignes de la pire des dictatures, voici ce que les électeurs ne supportent plus.

Que leurs élus ne soient pas directement responsables de la mauvaise gestion des affaires publiques, voilà ce que les électeurs ne supportent plus.

Ils veulent des gens qui parlent leur langage, des gens capables de descendre de leur petit nuage doré pour comprendre leur réalité, pour réellement les aider à aller mieux par des décisions éclairées.

Le bipartisme était jusqu’alors devenu synonyme d’élection ouverte et démocratique.

Mais, y a t-il réellement un bipartisme ?

N’est-ce pas plutôt un monopartisme cherchant à se partager, à chaque alternance, un gâteau électoral afin que perdure leur carrière et la carrière des membres de leur club très fermé?

La porte est en effet rarement ouverte à celle ou à celui qui n’en fait pas partie.

Ne dit-on pas que dans la majorité des démocraties occidentales les pouvoirs décisionnels sont détenus par « les familles qui comptent », se chiffrant à quelques milliers d’individus ?

Et dire que l’on se moque de la Corée du Nord et des royautés pétrolières….

L’on comprend mieux que les résultats électoraux d’aujourd’hui et sans aucun doute ceux de demain, remettent en cause les dynasties d’élus bénéficiaires de l’argent du contribuable et des avantages attachés à leurs fonctions.

Bien évidemment, les nouveaux élus, représentant la nouvelle vague, finiront par ressembler aux anciens en ayant goûté aux fruits du pouvoir.

Mais en attendant… on verra peut-être de nouvelles têtes avec un langage moins protocolaire et moins soucieux de dire le bon mot pour ne déplaire à personne.

Restons « lisses » pour garantir notre future réélection !  Voici le seul programme électoral avec des accents de vérité proprette, que l’on nous a toujours servi.

Le «Boston tea party » fut le point de départ d’une nouvelle Amérique non inféodée à la couronne anglaise… et si maintenant les nouveaux comportements des électeurs, jusqu’alors assimilés à des moutons, était le signe que la limite de l’insupportable était désormais atteinte et qu’il fallait remettre en cause ce qui, finalement, ne marchait pas.

Gare aux moutons enragés !

Les élus de nos pays démocratiques, confortablement installés dans leurs privilèges et dans leur vacuité, devraient en tenir compte.

Docteur Henri PULL

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Henry Pull
Psychiatre et pédopsychiatre. Psychothérapeute. Expert médico-légal. Conférencier Formateur auprès d’entreprises. Intervenant Radio France. Auteur de deux livres : « Parents-Enfants » 200 réponses aux questions les plus fréquentes. (Édition Grancher) « Stress comment reconnaître et soigner vos 150 stress quotidiens ». (Édition Grancher)
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1 COMMENTAIRE

  1. Foutaise d’individu qui prétend tout solutionner : je ne crois pas à ce genre de remède populiste de gens qui n’ont aucune idée de la complexité des questions politiques.

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