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Chronique 478 Le mari ou la femme du bureau : the office Soulmate.

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Après Starsky et Hutch, voici Bonie and Clyde, version business.

Vous l’aurez remarqué, dans la plupart des séries télévisées, apparaissent les binômes, homme/femme, désormais incontournables, qu’ils soient des policiers, des aventuriers, ou tout simplement, des hommes et des femmes engagées dans une activité professionnelle.

Des liens se créent, les feuilletons nous le confirment, la réalité nous l’apprend.

Il, où elle, est devenue au fil du temps, en tout bien tout honneur, la personne avec laquelle vous aimez le plus travailler, la personne qui rend votre journée moins longue, bref, il s’agit de « votre âme sœur du bureau ».

Le MDB ou la FDB, ou encore le CDB (conjoint de bureau) pour faire plus court, se retrouve dans bien des romans, dans bien des films, et dans bien des réflexions des psychologues du travail.

Aux États-Unis, il porte pour nom : « the office soulmate ».

40 % des salariés US affirment en avoir un ou une.

Le fonctionnement du « couple professionnel » n’a certainement rien à voir avec le fonctionnement d’un couple lié par des sentiments amoureux ou des relations intimes.

Le lien se doit d’être amical, constructif, fraternel, boy-scout, sans aller au-delà d’une ligne rouge qui ferait basculer le CDB dans une banale relation amoureuse.

Où s’arrête la complicité professionnelle et où commence le flirt ?

Le CDB est le personnage qui va vous aider à traverser votre journée et à soulager votre cœur de tous ces stress qui vous envahissent.

D’ailleurs, vous le repérez dès lors que vous franchissez la porte du monde du travail.

Il ne s’agit pas d’« un cher et tendre » mais d’un conjoint sans les contrariétés de la vie de couple.

Choisi par la hiérarchie pour vous accompagner ou choisi par le plus pur des hasards, il est un collègue qui aura sa vie à la ville à ne pas confondre avec sa vie au bureau.

À force de travailler ensemble, de boucler les dossiers de façon complémentaire, de faire appel à lui pour clarifier ses choix, il se créera un lien synergique.

Le couple travaillera en tandem avec des résultats meilleurs qu’en travaillant en solo.

C’est avec son binôme que l’on préparera la future intervention en public, que l’on donnera le dernier coup de plumeau à son exposé PowerPoint, ou encore, que l’on testera ses arguments avant un entretien avec son supérieur.

Quoi de plus confortable de confronter notre travail à un regard masculin ou féminin pour en mieux débusquer les failles ?

Au-delà de la discussion de bureau à bureau, la conversation pourra se faire plus personnelle devant la machine à café ou à la pause repas.

On n’hésitera pas à se confier, convaincu(e) de la discrétion de l’autre.

On n’hésitera pas à lui demander ce que l’on n’aura jamais osé demander à sa propre femme ou à son propre mari.

Sur un air de camaraderie, une femme saura décortiquer la stratégie féminine de la conjointe de son collègue et un homme pourra éclairer sa collègue sur les réactions masculines.

Ce genre de discussion est sans danger, puisque dans le binôme professionnel qui marche, le lien doit rester bienveillant, amical mais certainement pas amoureux et exclusif.

Faut-il accepter de fonctionner en binôme ?

Souvent, l’on n’aura pas de choix, il s’agira d’une affectation décidée par la hiérarchie, dans l’intérêt supérieur de l’entreprise.

Le risque viendra de la fameuse ligne rouge à ne pas franchir ; la ligne que l’on respecte pour conserver son meilleur ami où sa meilleure amie, la ligne que l’on est tenu de respecter sous peine de perdre son « office soulmate ».

Il s’agira de rappeler à l’autre que l’on a une vie de couple à l’extérieur, que l’on a une vie professionnelle qui se distingue d’une vie sentimentale.

Vis-à-vis des ragots professionnels, il s’agira de ne pas donner d’éléments pour qu’ils s’amplifient, comme, rester à la vue de tous et démontrer que le travail est seul à l’origine du binôme.

Comme dans la relation amicale, la relation « homme femme », binôme professionnel, devra rester claire pour chacun des deux, avec la mise en place d’interdits formels.

La ligne rouge franchie, le CDB ne serait plus qu’un amant, plus fauteur de trouble que de synergie.

Autant l’on pourra conserver un CDB de bureau toute une vie, autant il n’en sera pas de même avec un flirt.

Et puis, peut-il exister une vie professionnelle constructive avec un ex ?

Beaucoup d’entre vous connaissent la réponse et sauront ne jamais franchir la ligne rouge.

Pour les autres….leur “moitié” de maison saura leur mettre les points sur les “i”!

Docteur Henri PULL

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Henry Pull
Psychiatre et pédopsychiatre. Psychothérapeute. Expert médico-légal. Conférencier Formateur auprès d’entreprises. Intervenant Radio France. Auteur de deux livres : « Parents-Enfants » 200 réponses aux questions les plus fréquentes. (Édition Grancher) « Stress comment reconnaître et soigner vos 150 stress quotidiens ». (Édition Grancher)
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