L’avenir de votre enfant est gravement compromis par vos attitudes pour son malheur !

Au terme du conflit œdipien, l’enfant passe d’une relation d’objet duelle (mère/enfant) à une relation d’objet triangulaire.

L’autre apparaît, et à travers l’autre l’élargissement du champ social.

Son empêchement équivaut à la persistance d’une relation duelle et à l’impossibilité de créer une vie affective et sexuelle mature extérieure.

Ainsi « les vieux garçons » fidèles à maman jusqu’à la mort en sont un exemple.

Par l’interdit du parricide et l’interdit de l’inceste, l’enfant passe de la nature à la culture.

Il est soumis à la loi commune sociale, loi d’échange et d’interdiction.

Il fonctionne avec le groupe, n’est pas l’éternel rejeté de la « cour de récréation » ou le narcissique réclamant sans cesse l’attention de tous jusqu’au rejet par tous.

Il accède à la différence des sexes grâce à l’identification au Parent du même sexe que lui.

L’identification se fait sur les plans morphologique et psychique.

Il reconnaît par la même occasion l’Autre comme différent.

Une partie de la personnalité de l’enfant va assumer cet interdit et cette identification.

C’est le Surmoi, héritier de l’Oedipe.

C’est l’intériorisation des interdits et exigences parentales et sociales, censeur du futur adulte.

Une fois formé, le Surmoi va remplacer les parents dans la vie sociale.

Il rentrera continuellement en conflit avec les pulsions, et entraînera la culpabilité.

Le surmoi ou « la conscience du bien et du mal » aidera le futur adulte à accepter une vie en commun avec des règles exigeant des contraintes personnelles.

L’émergence de l’idéal du Moi : c’est un modèle idéalisé auquel le sujet cherche à se conformer, résultat de l’identification aux parents idéalisés.

C’est une instance très narcissique, le Moi se compare à un idéal, nous permettant de nous dépasser, d’évoluer, d’atteindre nos objectifs.

Pas de conflit œdipien, une mère ou des parents fusionnels pas très clairs dans leur rôle d’adulte mélangeant amour parental et amour quasi-incestueux et voici un enfant entravé dans son cheminement affectif, sexuel, social et professionnel avec des conséquences graves.

Ainsi, ces conséquences se retrouveront chez l’enfant tyran, les pathologies narcissiques, la non affirmation de soi, l’identité et la vie sexuelle infantile, la difficulté à vivre avec les autres, la peur de l’autre sexe, certaines perversités, ou encore les liens pathologiques avec l’image maternelle.

La liste n’est pas limitative …

Réfléchissons-y !

Docteur Henri PULL

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