La planète des singes, blockbuster hollywoodien, envahit les écrans de la planète en suscitant un phénomène étrange.

En effet, la sympathie des spectateurs se tourne vers les singes qui se montrent pleins d’humanité et de bon sens, alors que les humains, par leur brutalité, par leur parti pris, par le besoin du « toujours plus », apparaissent détestables.

L’apprentissage des masses passe par les médias de loisirs et, ici, le scénariste et le réalisateur de cette épopée simiesque ont cherché à faire passer un message où se retrouvent, un respect de l’environnement, un respect de toute vie, un refus d’hégémonie au détriment du plus faible.

Pourtant, paradoxalement, pour réaliser une telle prouesse cinématographique, il a bien fallu faire appel au progrès technologique le plus pointu, dénoncé clairement dans ce scenario. Mais qu’importe…

Est mise en évidence la toxicité de l’Homo sapiens », son attachement pour les armes et leur pouvoir de destruction, l’utilisation de celles-ci pour résoudre obligatoirement par la force ce qu’il ne peut obtenir tout de suite.

Tout cela se retrouve dans notre banal quotidien.

Actuellement, la pullulation humaine, sur ce caillou sphérique qu’est la terre, au détriment de toute autre forme de vie est toujours timidement dénoncée.

Elle trouve une justification « incontestable »: la célébration indiscutable de la supériorité de « l’Homme » rapportée dans l’ensemble dogmatique des trois principales religions monothéistes.

L’Homo sapiens, créature « divine » doit se démarquer des autres créatures créées uniquement pour satisfaire ses besoins.

Et puis, « croissez et multipliez, Dieu y pourvoira », termine toute argumentation dérangeant cette affirmation.

Dogmatiquement, il nous est rappelé que l’humain se démarque de l’animal par ses besoins, forcément supérieurs, et une autorisation divine de coloniser à tout prix chaque parcelle de sa planète, que ce soit sur l’eau ou sous l’eau ou … dans les airs.

Ne faudrait-il pas s’interroger ?

Pour en revenir à la société créée par César, ce singe à l’intelligence modifiée par le génie satanique de son homologue « l’Homme », elle rappelle la société du « bon sauvage » vivant dans le jardin d’Éden.

Cet environnement idéal s’impose à nous dès lors que nous nous mettons à réfléchir.

Je rappellerai, qu’entre l’Homo sapiens et les grands singes primates, il n’y a qu’environ 2 % de différence au niveau du génome.

C’est sans doute le singe, sommeillant en nous, qui subit le charme « cinématographique » de la communauté multiraciale et pacifique des chimpanzés, des gorilles et des orangs outans*du film.

César, avec ses 2 % de gènes distincts du génome humain, a trouvé la solution pour un bonheur tranquille se limitant à assouvir de simples besoins de subsistance et à vivre au jour le jour.

Ne faudrait-il pas, dans le cadre du génie génétique, ôter une bonne fois pour toutes, les 2% de bugs, les 2 % de gènes « négatifs », qui transforment inexorablement l’Homme en fossoyeur de l’Homme ?

*Je rappellerai que le mot « orang-outan », signifie « homme des bois » en malais et, qu’à une époque pas si lointaine, le meurtre d’un orang-outan était assimilé au meurtre d’un être humain, avant que cela ne devienne « de la viande de brousse» à l’image des chimpanzés et des gorilles en Afrique. Diane Fossey, reviens !

Docteur Henri PULL

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