Lorsque l’on veut attirer une proie, il faut lui proposer un appât irrésistible pour elle ; lorsqu’il s’agit de rapports humains, cela s’appellera la séduction.

Lorsqu’il s’agira de l’économie d’un pays et de la stimulation des créateurs d’entreprise, cela s’appellera la reconnaissance du talent avec l’obtention de bénéfices « en espèces sonnantes ou trébuchantes », c’est-à-dire en argent et en reconnaissance.

Les mouches de l’histoire, sont ici les novateurs, les courageux, qui placent leur énergie et, bien souvent leurs économies, dans une idée, dans une invention, qui pourra par la suite générer des bénéfices leur permettant de mieux vivre.

Les mouches ont donc besoin d’un environnement incitatif, il faut qu’elles préfèrent se pencher sur leur travail, plutôt que d’aller voleter pour leur simple plaisir.

Il faut donc les encourager, il faut donc les laisser tranquille, il faut donc les valoriser et les récompenser en leur permettant de profiter largement des fruits de leurs efforts.

Qu’en sera-t-il, si les mouches n’ont comme seul espoir de récompense qu’une surtaxe, que des complications administratives, qu’un teint blafard à force de travailler à leur invention dans leur laboratoire, ou encore qu’un haussement d’épaules de la part de ceux qui privilégient le farniente ?

Vous devinez la réponse…

Il est un pays, spécialiste du vinaigre, dont le président est allé essayer de faire du charme aux mouches qui sont allées se réfugier dans la Silicon Valley.

Pourtant, ce pays dispose d’un taux de dépôt de brevet annuel par habitant le plus important des pays développés.

Et pourtant…

Son élite intellectuelle, ses geeks inventifs, ses surdoués, n’ont qu’un discours à la bouche : partir faire fortune, ailleurs !

Vous l’aurez compris, la gestion économique à la française fait que celui qui réussit, celui qui innove, celui qui représente un potentiel de création d’emplois devient rapidement une cible pour la fiscalité censée financer une population de plus en plus nombreuse qui ne travaille et une activité «administrative » qui coûte beaucoup et ne crée aucune richesse.

Ce mode de gestion économique va dans le sens « de la pyramide inversée ».

Au lieu de privilégier celui qui produit et qui prépare la nourriture, la gestion française privilégie ceux qui la mangent ; de telle sorte que celui qui produit et celui qui prépare finisse pas refuser de continuer son travail vécu comme ingrat, pour le rôle de « profiteur-mangeur ».

Tant que les politiques économiques et sociales seront votées par des «profiteurs-mangeurs » soucieux de protéger leurs acquis et bien souvent leur inutilité, les mouches laborieuses continueront à fuir le vinaigre pour des nourritures plus tentantes dans des pays où la pyramide privilégiera celui qui entreprend.

Les grands discours n’y changeront rien, être récompensé par un coup de bâton fiscal et administratif est anti productif à court, à moyen et à long terme.

– BBZZZ, BZZZ, BZZZ, mister French President….

Henri Pull

*Ce genre de conduite ne concerne pas que la France, mais la France est résolument sur la plus haute marche du podium olympique dans l’art de vouloir rattraper les mouches avec du vinaigre.

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