La colère devient violence lorsqu’elle transgresse l’intégrité de l’autre.

La violence est un moyen d’obtenir quelque chose qui échapperait autrement à son auteur ou qui nécessiterait une plus grande dépense d’énergie.

C’est, pour lui, un moyen d’arriver à ses fins rapidement en s’appuyant, non pas sur ses propres forces, mais sur la faiblesse et la vulnérabilité de la cible.

Il est plus facile de tuer d’innocents participants à un marathon, que de se hisser suffisamment haut dans l’échelle sociale pour faire passer un message construit, argumenté, en admettant, démocratiquement, la contradiction de l’auditoire.

La violence aveugle permet, à celui qui l’utilise, de se venger en blessant l’autre qui, par sa mort ou la cruauté de ses blessures fera passer un message aussitôt écouté, puis mondialisé par les médias.

Ainsi, « le violent » et les fanatisés de tous poils, se serviront de la foule anonyme, supposée pacifique, pour faire mettre en acte leur mal-être, pour faire passer l’intensité de leur agressivité qui aura pour cible, dans la majorité des cas, des exutoires aux contours très flous.

Parmi ces exutoires, l’on retrouvera « l’Amérique », « les puissants, les riches, les minorités raciales, les religions… ».

Ainsi, semer la peur dans un environnement paisible dépassera le cadre de la simple colère pour devenir terrorisme.

Les conséquences de la violence sont multiples.

La violence ne touche pas seulement les victimes directes, mais aussi aveuglément d’autres personnes qui partagent le même environnement ; il s’agira de femmes, d’hommes, d’enfants, de personnels de structures, sans tenir compte de leur âge ou de leur fonction.

La réaction immédiate peut être passive (accepter ou éviter) ou active (négocier, se défendre soi-même physiquement).

En général, les conséquences d’actes de violence, pour la personne qui en est victime, comprennent des dommages physiques, du stress, des traumatismes émotionnels, des sentiments d’impuissance, de la démotivation ou du fatalisme.

La réaction des gens – qu’ils soient victimes ou observateurs – à des actes de violence n’est pas liée à leur simple personnalité, mais relève de mécanismes de défense, d’apprentissages, de stratégies, d’environnement physique, de normes et de règles organisationnelles.

Dernièrement, nous l’avons vu dans les attentats de Boston, la violence a immédiatement généré la nécessité d’un discours très ferme du président Barak Obama et la mise en place d’un état de siège de la ville, proportionnel à l’intensité du traumatisme collectif subi.

Les dirigeants américains ne s’y sont pas trompés, il fallait répondre avec la même intensité à un acte révoltant pour que la réponse populaire à cet acte terroriste reste sous contrôle.

Docteur Henri Pull

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