Le premier site de psychiatrie vient de s’installer sur le Web.

Une personne motivée est enthousiaste, autonome, créative, persévérante et ingénieuse.

Elle est très investie dans sa mission, ne connaît pas l’absentéisme; elle accepte les responsabilités, ne ménage pas son temps et semble prendre un immense plaisir à ce qu’elle fait.

Il est rare qu’elle n’obtienne pas de résultats et n’atteigne pas les objectifs.

De plus, elle est souvent épanouie dans ses relations et avec ses collègues.

Sa santé, mentale et physique, est excellente et sa résistance au stress très forte.

Elle semble récupérer en un rien de temps et n’être jamais fatiguée.

Son énergie est communicative et dynamise son groupe.

Agir sur la motivation est bien plus économique pour un pays, pour une entreprise ou pour toute autre organisation sociale, que d’agir par la contrainte aveugle.

Il faut intégrer que, trop souvent, la plupart des actions « mal pensées » ou « électoralistes » censées développer la motivation, n’agissent en fait que sur la satisfaction des employés/électeurs.

Un salarié (ou un électeur) satisfait n’est pas forcément un individu motivé.

Je rappellerai que la performance = compétence multipliée par la motivation.

Et maintenant, il faut absolument connaître les trois lois fondamentales à prendre en compte pour motiver une équipe.

Première loi : la valeur prédominante de notre société étant l’hédonisme, toute suppression de liberté ne sera pas acceptée sans la contrepartie indispensable qui sera de prendre du plaisir. Si le contenu de son travail et le contexte (ambiance de travail, relations à son supérieur hiérarchique, relations avec ses collègues et avec ses clients) ne lui permettent pas de prendre du plaisir dans la réalisation de ses tâches, il en trouvera ou s’en créera, même s’il faut pour cela détourner certains moyens mis à sa disposition (En jouant sur Internet ou avec ses collègues, en prolongeant la pause-café, en s’absentant …).

Deuxième loi : la réalisation de soi passe par l’identification aux valeurs portées par l’entreprise. La notion d’exemplarité prend alors ici toute son importance. Si le dirigeant et ses différents collaborateurs responsables n’ont pas un comportement exemplaire, c’est-à-dire, s’ils ne portent pas des valeurs claires, caricaturales, durables, reconnues, positives, leurs subordonnés adopteront en réaction des comportements déviants et inadaptés. Ceci d’autant plus si les discours des « dirigeants » ne correspondent pas à leurs actes.

Les équipes dirigeantes doivent réfléchir aux valeurs qu’elles veulent promouvoir au sein de leur équipe. Clarifier et afficher ces valeurs est un outil d’influence d’une efficacité remarquable. Il faut les traduire en comportements observables par tous.

Les salariés démotivés n’arrivent pas à se mettre d’accord quant aux valeurs de leur hiérarchie ; les salariés motivés y arrivent.

Troisième loi : La rétribution demandée par le salarié n’est pas forcément uniquement matérielle. La marque de reconnaissance du supérieur par un encouragement, une complicité, une plus grande confiance ou de plus grande autonomie, peut être suffisante pour satisfaire le subordonné et maintenir son niveau d’activité.

Si les objectifs que l’institution lui impose l’intéressent, parce qu’ils représentent des valeurs qui lui tiennent à cœur (estime, confiance, importance, sécurité, réalisation de soi, argent, bien matériel ou autre), il sera difficile de le démotiver.

Ce professionnel, hédoniste (première loi), aux comportements influencés par la satisfaction de ses valeurs (deuxième loi), intéressé par le but à atteindre, valorisé et se percevant comme responsable de ses actes (troisième loi) constitue la cellule de base de l’entreprise qui réussit.

La motivation peut se retrouver dans la vie familiale, dans la vie scolaire, dans tous les circuits de formations, dans l’entreprise et enfin, dans la vie politique.

Pour un échec politique programmé, il suffit de ne proposer à celui qui entreprend aucun plaisir, il suffit que les gouvernants ne respectent pas les valeurs qu’ils exigent de leurs gouvernés (fraudes fiscales, avantages extrêmement élevés des élus non remis en cause, absence d’efforts réciproques apparents…) et enfin, il suffit de ne pas reconnaître les efforts fournis par ceux qui enrichissent la nation.

L’on comprendra mieux pourquoi, dans des pays comme la France, où la politique proposée par une équipe gouvernementale ne respectant aucune des trois lois essentielles à la motivation des forces vives de la nation, le président est disqualifié.

J’imagine que nous le retrouvons dans la plupart des pays où les crises gouvernementales succèdent aux crises gouvernementales.

Quand une équipe est démotivée, il faut licencier le manager car c’est lui qui n’a pas su mettre en place des trois lois.

Faire l’inverse, serait une aberration qui ne ferait que retarder l’échec programmé.

Vous trouverez cette semaine sur : PSYCHIATRISSIMO

Les notions de faim et de satiété

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Le travail : le trajet et le stress

La pudeur et l’enfant.

La maladie d’Alzheimer.

Les troubles obsessionnels compulsifs

Dr Henri PULL

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