Encore une fois, on parle de mettre en place un fédéralisme permettant une meilleure gestion de ce grand territoire aux économies disparates, à la fiscalité inégale, aux populations culturellement identitaires mais aux destins désormais liés.

Ce fédéralisme, mené par l’Allemagne, ne pourra se faire qu’en abandonnant « les politiques maisons » qui ont su satisfaire, un temps, les groupes de pressions de certains des pays européens. Le feuilleton n’est pas terminé car les élections s’égrènent les unes après les autres dans chacun des pays membres et la perte de « l’identité nationale » ne fait pas recette dans les discours électoraux. Le leitmotiv des informations européennes concerne essentiellement l’économie avec un ton apocalyptique.

À croire que le gouffre financier créé par nos aînés nous engloutira très prochainement et scellera la fin de « l’Homo sapiens », qui en fait n’est pas si « sapiens » que ça.

Et ceci, pour la grande joie des baleines et autres animaux en voie de disparition, sans doute….

Pour remonter le moral des populations, les thèmes religieux font la « une » des journaux.

S’agit-il de paix, de sagesse, de partage et bien non !

On se croirait revenu à la triste époque de l’intolérance, des bûchers, de l’ignorance et de l’aveuglement sectaire.

Aujourd’hui, il s’agit d’un film de série « Z » qui est devenu l’excuse de toutes sortes d’exactions dans des pays instables où l’identité religieuse remplace toute autre identité.

À côté de cela, deux professeurs de médecine français nous expliquent que la moitié des médicaments vendus ne servent à rien sur le plan médical.

Ils n’expliquent pas le rôle industriel qu’ils peuvent avoir, le rôle placebo* qu’ils ont en sus de leur rôle curatif, et ne posent pas la bonne question : Pourquoi consomme-t-on autant de médicaments, qu’est-ce que cela cache ?

Je rajouterai, lorsqu’il s’agit de parler de la santé, que plus des deux tiers des achats alimentaires sont mauvais pour la santé et en grande partie, superflus.

Une nouvelle économie à faire : prendre en compte nos besoins réels et non se fier aux besoins proposés par les industriels pour assurer des jours heureux au surpoids et à l’obésité.

Alors, si le jour des achats alimentaires tous les consommateurs reposaient les deux tiers de leur nourriture sur les étagères des grands magasins, quel cataclysme dans le secteur boursier, industriel, agricole et alimentaire !

Et puis, quelques crimes par-ci, quelques scandales par là, quelques prises de positions vigoureuses dont le thème sera oublié très vite, quelques déclarations fracassantes d’un ambitieux aux dents longues promettant tout pour rapidement constater qu’il ne peut rien.

Alors, j’arrive à la conclusion suivante : En fait, ce qui se passe vraiment, c’est ce que je vois en regardant au-delà de mes fenêtres.

La végétation est encore active, les fleurs égaient les jardins, les oiseaux, bien que plus rares que par les années passées, animent les buissons, bref la vie « ordinaire » continue malgré les menaces permanentes de fin du monde.

Le message ?

C’est d’apprendre à vivre l’instant ; il est le seul temps où l’on vit vraiment.

C’est ce qui correspond à « l’ici et au maintenant ».

Se consacrer à ce qui se passe ailleurs, sur ce qui s’est passé hier ou qui se passera demain, c’est nier l’importance de notre présent, de notre propre vie qui, elle, mérite toute notre attention.

Sinon, à quoi bon vivre ?

* L’effet placebo peut se définir comme l’effet subjectif, mais bien réel, qui renforce l’efficacité de tout geste thérapeutique, même inadapté. Ce mystérieux mécanisme aide à guérir par la seule force de la suggestion.

Dr Henri PULL.

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