Il n’y a plus de jour sans que Facebook ne soit cité sur les médias. Tout le monde s’y met, c’est le BUZZZ du moment ! Le temps passé sur Facebook atteint en moyenne 5 heures et 25 minutes par mois.

Le fameux réseau social est devenu le troisième site mondial en termes de visiteurs uniques, c’est-à-dire de visiteurs venant pour la première fois sur le site.

Ainsi, 648 millions d’internautes sont passés par la case Facebook en 2010.

Ainsi, 648 millions d’individus ont accepté de partager la vie privée de leurs « amis » tout en montrant leur propre vie privée à tous ceux qui ont tissé des liens avec leur compte.

Qui sont donc les « gogos » de l’histoire ?

Qui sont donc les manipulés de ce XXIe siècle qui voit exploser la notion de vie privée pour celle « d’exhibitionnisme-voyeurisme » pour tous ?

Sans violence, sans obligation apparente, en se cachant derrière le sourire de l’amitié, s’est édifié un empire inimaginable encore voici une décennie.

Le milliard d’individus qui bientôt pourra être exploité sous forme de « mine d’information» ne se doute pas encore que le « cocu de l’histoire » n’est pas toujours celui à qui l’on pense.

La croissance de fréquentation du réseau social fait pâlir d’envie les autres sites beaucoup plus traditionnels comme Microsoft, Google ou encore Yahoo qui a été doublé voici quelques semaines.

Jusqu’où ira-t-on ?

Et bien tout simplement jusqu’au terme de la naïveté de ceux qui font confiance à la pseudo-confidentialité des images, des informations, des messages ou encore de l’intimité confiée à leur compte Facebook protégé par un mot de passe de pacotille.

Nous sommes loin des codes hautement confidentiels censés protéger les secrets d’état; nous sommes face à des protections illusoires censées empêcher les intrus de pénétrer dans le merveilleux monde « des amis Facebook ».

Ce n’est pas un scoop, votre compte est ouvrable par n’importe quel habitué du web.

Le génie des concepteurs de ce site communautaire est d’en avoir fait un carrefour d’information, un passage obligé dans lequel s’inscriront sans méfiance les utilisateurs d’appareils aussi divers que les téléphones portables, les ordinateurs et tous les autres objets communicants.

Aux yeux de tous, Facebook se présente comme une source de services censée proposer « le meilleur des mondes pour tous ».

Les utilisateurs « amis » sont censés tout partager mais, que se passera-t-il lorsqu’il y aura mésentente, lorsque l’internaute ne voudra plus être vu par tous?

Sera-t-il possible alors de divorcer de Facebook et de ses
« encombrants amis » aussi facilement que de s’y inscrire ?

Suffira-t-il de fermer son compte ?

Les données seront-elles effacées ?

Et bien non !

Le divorce sera difficile et même impossible, ceci d’autant plus que les images confiées au web ne vous appartiennent plus.

Vous continuerez à exister sur le web, soit dans les comptes Facebook de vos ex-amis avec qui vous avez partagé des images, soit dans de froides « banques de données off shore ».

Alors, si vous cherchez vraiment un ami, …méfiez-vous de Facebook et de son business caché à ses utilisateurs si incroyablement confiants et si inconscients.

Dr Henri PULL

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