À la moitié de son mandat, l’Amérique se pose des questions sur la gestion de son président.

Le 2 novembre, les élections s’annoncent difficiles pour le parti démocrate.

La majorité à la chambre des représentants risque d’être perdue, la majorité au Sénat pourrait être aussi remise en question.

Barack Obama, selon les derniers sondages du 19 octobre aurait perdu un tiers de son électorat de 2008.

Pourtant, tout était allé très vite pour le président démocrate.

Quelques mois après son élection, la décision 2009 du jury du prix Nobel de la paix à Oslo avait pris tout le monde par surprise ; son choix s’était porté sur le Président US qui avait tout juste eu le temps de défaire ses valises.

Question « Paix », le planning était encore à faire, question « guerre » le planning était chargé : Il devait faire face au futur compliqué Afghan, au présent explosif irakien, et à un « passé, présent et à venir » meurtrier sur les terres israélo-palestiniennes.

Aujourd’hui, nous en sommes toujours là avec, en plus, un désaveu de l’électorat juif américain vis-à-vis d’Obama et de sa politique au Moyen-Orient.

En plus, comme si ça ne suffisait pas, la crise économique est venue compliquer les choses, sans parler d’une marée noire que personne n’attendait.

Ce chemin, montre que, oui, vite, vite, un président c’est comme les fruits, ça muri, puis ça perd de sa fraîcheur et à la fin c’est infréquentable.

L’usure du pouvoir ternit (trop) rapidement l’image de celui qui contemple les foules en liesse, du haut des marches du Capitole.

A mi-mandat, les projets en cours ?

Il a fallu les revoir à la baisse faute d’argent et apprendre le mot abandon.

Abandon de l’utopie allant de la « pax americana » à la garantie du « bonheur pour tous » qui pourtant faisaient tellement bien dans les grands discours électoraux.

Abandon des budgets extérieurs de plusieurs milliards de dollars pour se concentrer sur ce qui paraissait essentiel, la qualité de vie à l’intérieur du pays.

Abandon du crédit à tout va et d’une consommation débridée bâtie sur du vent entretenant l’illusion d’une croissance saine pour une gestion plus conservatrice de l’économie.

Abandon de l’assurance d’un toujours plus pour demain, pour un peut-être aujourd’hui.

Ainsi, le nouveau message de Barack Obama devra s’infléchir car les électeurs se posent actuellement les trois questions suivantes vis-à-vis des démocrates :

New Deal?

Non!

New Dream?

Non!

New President ?

Perhaps…

– Ah, s’il pouvait se trouver 33 personnes coincées, par exemple, dans une mine de l’Ouest… pour remonter une popularité chancelante.

– Je crois que ça déjà été fait ; il faudra donc trouver autre chose, Monsieur le Président.

Dr Henri PULL

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