Après les géants de la publicité, après les agences de marketing, après les patrons soucieux d’explorer la vie privée de leurs employés, les réseaux sociaux se retrouvent encore une fois à la Une.

On vous espionne grâce à eux.

Cela frise la redite : toute information personnelle ou non, envoyée sur le net n’appartient plus à celui qui l’a envoyée, elle devient la propriété de la communauté des lecteurs de la toile.

Selon l’Electronic Frontier Foundation, une association de défense des droits des citoyens, des documents révèleraient que le gouvernement américain irait jusqu’à créer de faux « profils amis » pour infiltrer les sites de socialisation.

Le but serait de déceler des preuves de fraudes.

Ces révélations sur les pratiques des services de renseignements américains surviennent alors que Facebook est de plus en plus mis en cause.

Dans le roman de George Orwell, 1984, l’expression « Big Brother » est utilisée pour qualifier toutes les institutions ou toutes les pratiques portant atteinte aux libertés fondamentales et à la vie privée des populations ou des individus.

Facebook remplace aujourd’hui Big Brother.

Avec Internet, les internautes découvrent, avec ravissement, la possibilité de pouvoir communiquer avec un cercle de connaissances de plus en plus étendu, tout en partageant une partie de leur vie privée avec des « profils amis ».

L’utilisation des réseaux de socialisation s’avère facile, extrêmement mobile avec l’apparition de téléphones portables de plus en plus riches en technologie embarquée « communiquante ».

Et puis, l’incitation à s’inscrire sur de tels sites est quotidienne.

D’ailleurs, ne trouve-t-on pas dans nos messageries des propositions d’inscription sur des listes d’amis ?

Comment dire « non » à une personne qui cherche à rompre son isolement ?

Partager de bons moments avec des proches, envoyer des photos aux quatre coins de la planète pour célébrer un événement heureux, rompre la solitude qui frappe de trop nombreuses personnes : voici une victoire pour Facebook, Twitter, You tube et autres MySpace.

Comme le Ying et le Yang, tout positif a son négatif, c’est la philosophie du monde, c’est notre quotidien et, vouloir l’ignorer, c’est faire preuve d’une coupable inconscience.

Lorsque vous adhérez à un réseau social, sachez que le mot de passe et les quelques barrages mis en place ne seront que des retardateurs et non pas des garanties de confidentialité pour ceux qui voudront les percer.

Certains nouveaux métiers, comme les cabinets spécialisés dans le changement de nom, commencent à connaître un développement prometteur.

Une clientèle de plus en plus nombreuse, celle des internautes qui se sont « grillés » sur des sites communautaires, veut retrouver l’anonymat.

En effet, être visionné en situation inconvenante, être photographié avec des personnes compromettantes, être enregistré tenant des propos politiquement incorrects sur un site et, pour couronner le tout, être visionnable sur le Web durant des décennies, voici de quoi être en grande difficulté pour trouver du travail ou retrouver une « virginité »
sociale.

C’est une condamnation à vie.

Alors, prudence !

Vous n’êtes plus des enfants et vous devez apprendre à mesurer la portée de l’information que vous avez choisie de livrer à un large public.

Par contre, et c’est votre rôle d’adulte responsable, sachez contrôler l’accès de ces médias à vos enfants.

Dr PULL

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