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| Lynda Lemay 10 ans plus tard |
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Mardi le 16 mars, 2010 |
En l’an 2000, Lynda Lemay achevait à l’Olympia de Paris une tournée de 52 dates européennes à guichets fermés. Les 26 et 27 avril prochain, la Québécoise la plus populaire en France remonte sur les planches du 28 boulevard des Capucines, un peu comme on rentre à demeure.
Car la voici présentement sur les routes de France, s’arrêtant à Rouen, Le mans, Aix en Provence, Toulon, Bordeaux, une dizaine de villes. En effet, pour Lynda Lemay, la France et L’Olympia représentent en quelque sorte un deuxième chez elle. Elle qui s’est également illustrée dans les autres salles parisiennes : L’Européen, Sentier des Halles et le Bataclan, notamment.
En 2001, retour d’une autre tournée d’une cinquantaine de représentations encore, elle s’y installe pour six représentations. C’était en avril. En novembre de la même année, Lynda célèbre la centième de son spectacle Du Coq à l’Âme dans la même enceinte.
L’apogée viendra l’année suivante alors que notre bonne femme à la guitare y fait un carton : salle comble durant 15 jours, toutes les places ayant été réservées depuis des mois.
Pour nos rappeler ces heureux souvenirs, Lynda Lemay nous aura offert, en 2007, son CD Live à L’Olympia
Nous le savons, l’égérie de Charles Aznavour n’aura pas été la seule à séduire le public de cet Olympia de Paris désormais appelé Olympia Bruno Coquatrix. On peut mentionner Gilles Vigneault, Roch Voisine, Isabelle Boulay et Stéphanie Lapointe, Richard Desjardins et Robert Charlebois qui y a fait un passage mouvementé alors qu’il fracassait sa guitare sur scène. Ce qui avait amené un sourire sur les lèvres de son directeur, Coquatrix,
Celui-ci, qui a pris les rennes en 1954 de ce plus ancien music-hall de Paris encore en activité, Monsieur Coquetrix (décédé en 1979) , a toujours montré un attachement aux « Canadiens ». Je me souviens qu’au début des années soixante, il suffisait de lui envoyer un pneumatique (télégramme) pour qu’il nous ouvre les portes de sa salle.
Jeune journaliste, et l’un des très rares en activité dans la Ville Lumière à cette époque, L’Olympia m’aura accueilli pour y applaudir les grands : Gilbert Bécaud (recordman avec 30 passages) , Édith Piaf lors de sa toute dernière première médiatique ainsi que Joséphine Baker et Charles Aznavour qu’on m’avait permis d’interviewer dans leur loge avant même que le concert ne débute. Un privilège que l’on n’accorde plus ou à peu près pas de nos jours.
C’était le bon temps, comme on dit. Ça le demeure pour Lynda Lemay. Comme pour Garou qui s’apprête, en mai à présenter en cet endroit son tube Gentleman Cambrioleur, suite à sa série française de son opus Gentleman’s Tour.
L’Olympia a été inaugurée en 1893 sur un emplacement de montagnes russes jugées trop dangereuses par la ville de Paris. Ses premières vedettes répondaient au nom de La Goulue, danseuse de cancan, Loie Fuller, danseuse américaine et Fregoli, transformiste.
Menacé de disparation parce que trop vétuste, au début des années quatre-vingt-dix, ce temple mystique a été reconstruit en 1997.
pierrel30@videotron.ca
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