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Laisser faire simplement la vie

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Contes et Légendes d’Afrique

 

Source: Culture afriaince S.O.S Afrika

KABAMBA, L’IMMORTEL

Il eut dans la ville de Kinshasa un homme qu’on appelait Kabamba. Celui-ci s’évertuait, en consultant féticheurs, sorciers et marabouts, à découvrir le secret de l’ immortalité ( enfin, si cela est possible). En d’autres termes, il aspirait à l’éternité, mais à une éternité terrestre.

 

Ainsi, mit il en œuvre toutes les ressources dont il disposait en vue de mener à bien son investigation.

 

De grâce, un jour, il rencontra un puissant féticheur qui lui donna ce secret de mortalité. Après maintes cérémonies et incantations, le féticheur le baptisa du nom de NKOMBO ( ce qui signifie littéralement ballai)

 

Aussi, Kabamba ou plutôt Nkombo ( puisqu’il changea de nom dès qu’il devint immortel et cela conformément à la demande du féticheur), ne tombait plus malade. Il arriva même qu’il soit tamponné par une voiture mais il resta toujours en vie.

 

Après plusieurs décennies, sa femme mourut, ses amis aussi et même ses enfants et les enfants de ses enfants. Nkombo avait déjà atteint cinq cents ans. Son corps commençait à pourrir, bien que notre immortel soit toujours vivant. Désormais, il ressemblait à un mort, un mort vivant ou plus précisément un zombie. Ses arrières petits-enfants s’inquiétaient énormément pour lui, non pas qu’ils l’aimaient, mais plutôt qu’il était devenu une charge inutile.

 

Nkombo ne mangeait plus, ne parlait plus, ne marchait plus. Tout son corps se décomposait, mais son cœur ne cessa pas de battre…Son entourage ne put plus le supporter ni lui, ni me poids de son âge ni son apparence physique et  on  se  posait la question: Fallait il l’enterrer vivant ou alors le laisser mourir en ignorant le temps que cela lui prendrait..

Le problème plus de plus d’ampleur, les anciens et les sages se réunirent pour analyser les faits. Ils Cherchèrent la façon de faire en sorte que son  cœur cesse de battre et se posèrent cette terrible question:  » Comment le tuer?  »

 

Après beaucoup de réflexions, ils dirent ceci:

 » Cet homme se nommait auparavant Kabamba. Depuis maintenant de nombreuses années, le prit le nom de Nkombo, le ballai. Essayons de fouetter son cœur avec un balai et voyons ce qui se passera….

 

Il en fut ainsi, son cœur fut  » balayé  » et cessa de battre. Ainsi mourut Nkombo, sans aucun honneur car sa mort fut souhaitée par tous, même par ses proches.

 

De tout ce qui précède, à quoi bon vivre éternellement  si l’on devient inutile pour la communauté au point qu’elle puisse même souhaiter  notre propre mort. Finalement, ne fut il pas préférable que Kabamba suivit le cours naturel des évènements et mourut de façon naturelle afin qu’il puisse être enterré avec honneur afin qu’il  retrouve les ancêtres?

Note de l’aueur du blogue:

Je rejoins la conclusion de cette légende africaine , car il vaut mieux laisser faire la vie, la laisser suivre son cours  et faire ce qui nous semble le plus juste en pensant d’abord aux conséquences de nos actes et aux influences qu’ils pourraient avoir sur nons proches et nos amis.

Nous ne  faisons que un passage sur terre  et si notre enveloppe charnelle s’en va, notre esprit sera toujours présent dans le souvenir…..

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James Ensor: La mort et les  masques

Je souhaite à tous à toutes, une excellente semaine.

Amitiés

Pierre

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