De 1910 à 1945, le Japon avait pris contrôle de la Corée et avait établis un système colonial dans le pays. Justifiant leurs actions comme « mission civilisatrice », même justification que les Européens ont utilisée lors de la colonisation de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique, les Japonais voulaient étendre leur territoire et s’établir comme un puissant pays asiatique. Cette occupation est encore un sujet tendu entre ces deux pays.

Une des plus grandes tensions résultant du colonialisme japonais en Corée, c’est les « comfort women ». En raison de la présence de soldat japonais, des « comfort station » furent installés et de nombreuses femmes coréennes forcés à la prostitution dans ces établissement. Devenue esclave sexuelle pour le Japon impérial, beaucoup n’étaient pas encore majeures et était souvent kidnappées. Elles avaient entre 14 à 18 ans.

À la fin de la deuxième guerre mondiale qui mit fin au régime colonial du Japon, près de 90% de ces femmes étaient mortes, alors qu’on compte entre 20 000 et 410 000 femmes forcés à la prostitution durant ces années. On ne possède pas de nombre exact, car pendant des années, le Japon a voulu démentir que les comfort women aient existés et ce ne fut qu’après la fin du régime dictatorial installé en Corée du Sud après la guerre de Corée, que les comfort women restantes parlèrent de ce qui c’était passé. Elles confirmèrent qu’aucune d’entre elles n’avaient voulu cette vie.

En plus des conditions de vies complètement misérables et inhumaines, ne serait-ce que pour les viols à répétion, les infections transmises sexuellement, les comfort women devaient suivre les soldats japonais, souvent à l’extérieur de la Corée, et était laissé sur place pour mourir.

Ce n’est qu’en 1993 que le Japon admit que de tels évènements s’étaient réellement produits, mais il fallut encore attendre 2015, alors qu’il ne restait que 55 comforts women encore en vie, avant que le Japon offre réparation aux survivantes. Ce ne fut cependant pas assez pour la Corée qui demandait du Japon une reconnaissance de l’État, des excuses publiques, la construction d’une stèle pour les survivantes et la mention de ce qui s’était passé dans les manuels d’histoire. Encore aujourd’hui, le Japon refuse ces demandes de la Corée.

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Morgane Lebel-Beaulieu

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