Au début du 20e siècle, le Japon avait pour ambition de devenir une puissance mondiale. Comme l’Europe l’avait fait avant, le pays décida de coloniser d’autres pays afin d’étendre son territoire. Son pays voisin, la Corée, fut la première cible et tomba officiellement aux mains des japonais en 1910 avant d’être libérée à la fin de la Deuxième Guerre mondiale en 1945.

Afin d’établir l’ordre au sein de la colonie, le Japon fit construire la prison de Seodaemun, à Séoul en Corée du sud qui était une Corée unie à ce moment. Ouverte en 1908, cette prison avait pour but de contrôler le mouvement d’indépendance qui jaillit de la population après la prise de contrôle japonaise. Avant l’arrivée de cette prison, la Corée n’avait pas de vrai système pénal, ce fut donc une introduction dans le pays. Aujourd’hui, la prison de Seodaemun est un symbole de l’oppression et de la cruauté du système colonial, mais également des dictateurs de l’après-guerre qui se sont servis à leurs tours de cette prison pour enfermer et torturer les indépendantistes. Cependant, ces emprisonnements et les nombreuses morts qui s’en suivirent eurent pour effet de renforcer le mouvement indépendantiste et rapidement, la prison de Seodaemun devint un symbole de persévérance pour le mouvement. Au total, lors de l’occupation japonaise, il y eut près de 40 000 prisonniers et plus de 400 personnes sont mortes, soit lors d’exécutions ou suite à la torture.

Aujourd’hui, la prison de Seodaemun est un musée et il est maintenant possible de s’y promener et voir les cellules et les salles de tortures ainsi que des photographies prises à l’époque. Il est également possible de voir l’endroit où était exécuté les prisonniers ainsi que d’emprunter le tunnel que les gardes japonais utilisaient pour aller enterrer les corps. L’endroit est considéré comme lieu historique depuis 1988 et représente une partie importante de l’histoire de la Corée.

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Morgane Lebel-Beaulieu

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