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Lettre à Denis Coderre

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Monsieur Coderre. J’ai 63 ans et, je vous le dis, je suis souverainiste (ou indépendantiste ou péquiste, choisissez le terme) depuis que j’ai 16 ans (fin des années 70 mettons). Je vous ai connu (médiatiquement) dans les années 90 comme député libéral fédéral élu dans Montréal-Nord. Et, simonac, je ne vous aimais vraiment pas. Comme tous vos collègues du parlement géré par les successeurs de PET (l’homme politique que j’ai le plus détesté dans ma vie), notamment la grande gueule croche de Chrétien.

Mais, à cette époque, vous n’étiez pas trop chiant et aveuglé par le sacro-saint fédéralisme. Ça n’était pas votre marque de commerce, même si vous étiez tenu à le promouvoir comme député libéral. Je n’ai pas de souvenir d’esclandre épaisse ou imbécile de votre part. Juste un monsieur qui représente ses électeurs au parlement à Ottawa et qui, médiatiquement, n’est pas trop baveux et imbu de lui-même.

Bon ! Vous avez quitté le parlement d’Ottawa, déçu de votre équipe dans l’opposition, pour vous garrocher dans la mairie de Montréal que … vous avez gagnée.

Je vais vous faire un aveu : j’ai voté pour vous comme Maire de ma ville. Je ne voyais plus le fédéraliste dans vos culottes. Bien sûr, j’ai absorbé le Coderre médiatique moderne, mais davantage le Coderre imbu de Montréal et le Coderre débarassé de la promotion fédéraliste.

Bien sûr, je ne suis pas dans les coulisses de votre administration. Mais vous ne faites pas de dérapage … Vous affrontez les micros sans retenue et, à ce jour, malgré les loups assoiffés et carnivores, vous me donnez la conviction d’être le meilleur leader pour défendre ma ville.

Bien sûr (encore !), vous faites des sorties médiatiques un brin spectaculaires (la drill sur la base des boîtes postales et, hier, votre descente sous terre pour parler de la conduite asséchée …). Mais le chiâlage de vos adversaires sur ces vidéos fortement médiatiques n’est pas appuyé par de l’argumentation solide et intelligente. Et l’image, votre image, vous y consacrez du temps. Beaucoup de temps. Mais il vous en reste amplement pour faire le reste de votre travail : faire avancer les choses et fouetter votre équipe de travail. Et sur ce point, les Ferrandez (ouf !) et autres adversaires, n’ont pas grand-chose à dire.

Certains scripteurs ou commentateurs vous placent en duo avec le Labeaume de Québec. Quelle comparaison inopportune ! Vous n’avez tellement pas son autosuffisance … Et quand je compare à nos deux derniers patrons … Tremblay et Bourque, je ne peux que dire qu’on … avance !

Je termine mon bref message en vous disant de poursuivre votre chemin ‘’montréalais » en oubliant pour toujours votre passé fédéraliste et en continuant à défendre vos voisins immédiats, ceux et celles qui n’ont pas à traverser quotidiennement des ponts, mais qui vivent sur cette si belle île que nous aimons … vraiment !

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