Quand il est question de notre langue, cette bien-aimée qui nous distingue de tous les autres dans l’océan anglo-saxon d’Amérique du Nord, vous les voyez ressurgir et vociférer, intimant le gouvernement de resserrer sa législation pour affirmer davantage la présence française sur ce coin du globe nommé Québec.

De façon générale, les purs et durs militent au PQ dans Montréal-Centre et les comtés majoritairement francophones de Montréal. Ils ont la dégaine facile, ne mâchent pas leurs mots et se sont tissé un réseau efficace pour propager le message lorsque besoin s’en fait sentir.

On les traite de réactionnaires, d’empêcheurs-de-tourner-en-rond et de déconnectés d’avec la réalité (qu’on résume de nos jours par les vocables mondialisation et technologie).

C’est ce travail de sape que vient d’entreprendre l’éditorialiste en chef de la Presse, cet ex-étudiant trotskyste (eh oui !) qui chante aujourd’hui les vertus de… Power Corporation. Dans une série d’articles qui font ressortir, encore une fois, que “… la bataille du français est gagnée”, Alain Dubuc dénonce les passéistes que sont devenus les purs et durs.

Moi je dis que les purs et durs sont essentiels à la survie du français. Ils représentent nos chiens de garde. Ils aboient beaucoup certes mais, c’est bien connu, ceux qui jappent le plus ne mordent pas. Ils sonnent constamment l’alerte et nous empêchent de dormir sur la switch (tiens… un anglicisme).

Passez-leur une muselière et vous verrez se multiplier exponentiellement les grosses madames d’Eaton, celles qui vous balançaient à la figure «Sorry, I don’t speak french !» avec un petit air baveux sur la commissure des lèvres.

Imposez le silence aux purs et durs et l’image française de Montréal s’étiolera centimètre par centimètre dans les vitrines et sur les écriteaux.

Plutôt que d’invoquer la mondialisation et la nouvelle technologie pour cautionner un changement d’attitude et une souplesse accrue à l’égard de nos minorités, il est impérieux de veiller au grain pour enrayer l’assimilation graduelle que peuvent générer ces nouvelles variables dans nos vies.

Apprendre et connaître l’anglais c’est très bien. Mais se souvenir et protéger le français, c’est vital.

Nous devrions remercier les purs et durs de consacrer autant de temps et d’énergies à travailler BÉNÉVOLEMENT pour protéger notre différence.

N’ayez crainte, vous les entendrez au prochain conseil national du PQ. Ils ne seront pas majoritaires certes, mais ils gardent le fort pendant que vous vaquez tranquillement à vos affaires.

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Michel Danis

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