Parlons bière. Jean-Gilles vous en a peut-être glissé un mot à l¹occasion dans l¹une de ses multiples chroniques. En fait, je vous parlerai d¹UNE bière. Celle qui a retenu mon attention et frappé mes papilles gustatives, il y a près de trois années.

Une bière noire comme le diable, surmontée d¹un riche collet brunâtre : j¹ai nommée la Guinness, cette glorieuse irlandaise brassée outre-mer depuis plus de deux décennies.

Comme la plupart d¹entre vous, je tiquais à la vue de ce sombre sirop, imaginant les grimaces qui allaient résulter de ma première gorgée. Les Irlandais avaient beau se rincer la dalle à n¹en plus finir avec leur élixir national, je ne me sentais guère aventurier pour les imiter.

Et puis, un beau jour de printemps, après m¹être laissé convaincre par l¹argumentation de mon épicurien copain Roger, j¹ai pris mon courage . . . et mon verre à deux mains.

Pour être honnête, cette première lampée ne m¹a guère impressionné et j¹ai amorcé un quelconque rictus, trahissant l¹âcreté de ce premier contact. Devant l¹insistance de l¹instructeur, j¹ai récidivé et, à mon grand étonnement, cette deuxième gorgée m¹a complètement séduit (comme les nombreuses suivantes d¹ailleurs).

Depuis cette première, les descendants de monsieur Arthur Guinness ont beaucoup progressé sur le marché québécois. Cependant, leur bière en bouteille s¹avère franchement imbuvable. Pour l¹apprécier à sa juste valeur, il faut se la procurer en cannette because le procédé de pressurisation et la mini-balle de ping-pong qui flotte à l¹intérieur, rendant ainsi au collet la même richesse que la pompe du bistro.

Petite magie additionnelle, une fois votre Guinness versée, observez les bulles. Plutôt que de remonter, elles plongent directement vers le fond du verre. Si vous en trouvez l¹explication, n¹hésitez pas à me la transmettre par courriel : je dormirai plus intelligent cette journée-là!

On dit même que cette bière est moins néfaste que les houblons standards côté cholestérol et autres malheurs alimentaires. Alors, vous faites un petit essai?

Plus dans la section

Michel Danis

Related Post
  • 13 November 2015 par › Michel Danis

    Lettre à Denis Coderre

    Monsieur Coderre. J’ai 63 ans et, je vous le dis, je suis souverainiste (ou indépendantiste o...Readmore
  • 11 November 2015 par › Michel Danis

    La caca de Montréal …

    Bon. Monsieur Coderre l’a confirmé. Aujourd’hui, depuis minuit, les eaux usées ”...Readmore
  • 6 November 2015 par › Michel Danis

    Bonne Fête à …

    … à moi simonac ! Je suis arrivé sur terre ya 63 ans. J’pense que Maurice Duplessis était ...Readmore