Avant-hier, je recevais d’outre-mer une photo de la tombe de Jim Morrisson, le chanteur des Doors que je vénère presque autant que Neil Young. Une photo prise au cimetière du Père Lachaise à Paris, par mon français favori, Michel Antoine. Ce qui m’a rappelé l’anecdote suivante tirée de mon unique et bref voyage en Europe en 1995.

Parmi les incontournables à visiter durant ces 6 journées à Paris, figurait en tête de liste le tombeau de Jim Morrisson au Père Lachaise. Et du même coup, arpenter ce fameux cimetière connu aux quatre coins du globe.

Bien sûr, le Père Lachaise comporte des tombes prestigieuses telles Chopin, Molière, LaFontaine, la Piaf, Montand et Signoret. Mais Jackie, Denis et moi n’en avions que pour ce cher Jimmy, notre Rider on the Storm. Et pour commémorer cette visite, j’avais même apporter une bouteille de vin dans le but de me faire photographier, appuyé sur la tombe de Jimmy, avec le goulot dans la bouche pour simuler une cuite avec mon idole.

Spécial le Père Lachaise. Un très grand espace dans Paris qu’on ne voit presque pas de la rue parce qu’entouré d’un mur de pierres d’au moins cinq mètres. Mais une fois à l’intérieur : quel contraste. Du vert mes amis, mais du vert comme on en voit très peu ailleurs. Le sol, bien sûr avec cette pelouse parsemée de tombes. Mais aussi cette voûte au dessus de nos têtes : c’est à peine si on entrevoit une parcelle de bleu du ciel. Tout est couvert par la verdure des branches et feuilles de ces arbres gigantesques et plusieurs fois centenaires. Beauté magnifique qui vous imprime un silence dans l’âme.

Tout en poursuivant notre quête de la tombe de Jimmy, on note ces innombrables flèches grafitées sur les tombes, nous indiquant le chemin à suivre pour se rendre chez Jimmy. Un irrespect des autres mais, bon, on en profite puisque ça n’est pas évident de s’y retrouver.

Nous arrivons chez Jim Morrisson. Première surprise : il y a plusieurs personnes, je dirais une vingtaine. Deux ou trois policiers ( !!!) pour empêcher … quoi ? Beaucoup de fleurs et d’encens qui brûle aussi, avec des chandelles et cierges allumés. Je suis surpris par l’âge de ces jeunes dont plusieurs n’étaient même pas nés quand Jim est partie en 1971.

Tout ceci pour vous dire que ma fameuse photo alcoolisée avec Jim : il n’en était même pas question. C’eut été totalement con, voire sacrilège. Rendu sur place, mon projet s’est éteint bien rapidement, l’émotion et les frissons l’emportant sur ma niaiserie de type adolescent. Me suis approché de la tombe, l’ai touchée d’une main en soufflant à voix basse : « Salut Jim ». That’s it and that’s all.

Et pour vous dire franchement, sur le chemin de la sortie, j’étais fier de n’avoir pas succombé à ma connerie. J’avais comme … vieilli, me semble-t-il.

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Michel Danis

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