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Histoires de chasses ratées (1)

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C’est en lisant la mésaventure de la «chasseresse» Michelle Dion à l’Isle-aux-Grues (voir la chronique de Loulou du 8 mai) que me sont revenues ces brèves expéditions de chasseur de canards sur le Lac des Deux-Montagnes.

Je ne suis pas chasseur, n’ayant tiré qu’un seul coup de fusil dans ma vie. Un essai banal sur une grosse bouteille de bière avec un « douze » dont le principal souvenir réside dans la surdité temporaire qu’a dû subir mon oreille gauche. La bouteille s’en était sortie indemne, dois-je ajouter.

Mes bons amis Alex et Roger ne sont pas dans la même classe. Deux vrais passionnés de la chasse aux canards depuis … je ne sais plus quand. Les trois courtes anecdotes suivantes remontent au début des années 90 et elles sont authentiques.

À chaque année, quand l’automne se pointe, mes deux chasseurs ne se peuvent plus. L’OUVERTURE de la chasse aux canards ! Les préparatifs pour cette grande journée monopolisent leurs activités plusieurs semaines avant le jour J, notamment pour occuper « leur place » favorite en y érigeant la fameuse cache qui assure leur «privilège» de s’y installer.

Ma première expérience comme observateur (pas question que je tire quoi que ce soit) me fait tripper. Leurs si nombreuses histoires m’ayant mis l’eau à la bouche, je les accompagnerai donc pour ce jour majestueux.

Coucher la veille à Saint-Placide (Saint-Plâ pour les habitués) chez Alex qui demeure sur les rives du grand Lac. Levée des corps avant l’aurore. La chaloupe motorisée remplie d’appelants (les faux canards) qui vogue sur le Lac en pleine noirceur. L’arrivée sur la petite île où se trouve la cache. Installation des appelants à 30 mètres de la rive. Et l’attente.

Les premières lueurs arrivent. Magnifique spectacle du réveil de la nature. Attente aussi. Conversations chuchotées. Gorgées de café dans le thermos, poffes de cigarettes et encore l’attente. De temps à autres, au loin, quelques envolées de canards beaucoup trop éloignées pour tenter quoi que ce soit. Et l’attente qui se poursuit.

Vers onze heures, déçus – voire déprimés – nous allons retourner à la maison bredouilles lorsque jaillit l’explication de nos déboires : en allant pisser derrière la cache, Alex aperçoit quelques trente mètres plus loin un gros ballon de plage jaune avec la face de monsieur Sourire.

C’est l’évidence, aucun volatile sauvage voyant cette « tache » du haut des airs ne s’y serait aventuré. Conclusion de cette première randonnée : un gros coup de douze pour crever « l’esssti de ballon ». Et votre chroniqueur qui se bidonne tout le long du retour…

Épisode 2 : prochaine chronique

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