Brûlé ben raide. Le biathlon. Vingt kilomètres à pleine épouvante en ski de fond avec deux arrêts pour tirer sur cinq cibles. Vous ratez une cible? Il vous faudra faire un petit cercle additionnel de 100 mètres pour chaque cible manquée et ce, tout juste avant le fil d’arrivée.

Après le premier 10 kilomètres, vous arrêtez, prenez votre carabine et vous essayez de toucher les cibles. Pensez-y = vous avez un 10 kilomètres dans le corps, le souffle court, les nerfs à vif et tout le reste. Bonne chance!

Cet Allemand (dont j’ai oublié le nom), qui s’est farci la médaille d’or, n’avait raté aucune de ses dix cibles. Passé la ligne d’arrivée, il s’est effondré de fatigue. Allongé de tout son long sur la piste, il est demeuré là, cherchant à reprendre son souffle pendant de longues minutes. Voilà le genre de moment « humain » que j’adore pendant les Olympiques.

Et quand je repense à notre Myriam Bédard qui a elle aussi trôné au sommet du globe dans ce sport, LE JOUR où ça comptait vraiment, je lui relève mon chapeau. Peu importent ses égarements ultérieurs. Elle était là ce jour-là, il y a douze ans, au sommet de la montagne de l’effort. Pas en équipe. Toute seule sur la terre à Lillehammer, contre les meilleures de la planète.

Monsieur Garneau. Encore une fois, sur la planète Terre, il n’y a pas un commentateur sportif qui peut se gargariser d’avoir vécu autant de rassemblements olympiques que Richard Garneau.

Ce grand bonhomme (dans tous les sens du mot) ne s’en formalise point. Piste et pelouse pour les jeux d’été, patin artistique pour les jeux d’hiver, il ne joue jamais à l’expert, se concentrant plutôt à compléter et accompagner l’expert qu’on lui assigne.

Dans un français impeccable et jamais chiant, il a toujours su nous faire partager son immense passion pour ces athlètes et leurs performances et ce, même lors des ratés dramatiques ou des apparitions sympathiquement symboliques. Ça nous repose de cent-dix pourcent.

Les Iles toutes blanches. Une brève expédition dans le golfe Saint-Laurent chez les Madelinots, mais dans un décor moins connu. Six courtes journées dans le vent frette et blanc. Photos promises pour mes amis lecteurs, sans plages sablonneuses ou verdures voguant vers l’infini. On décolle samedi matin.

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Michel Danis

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