Accueil Marcel Béliveau Une claque et une bottine…

Une claque et une bottine…

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J’ai reçu un courriel d’une lectrice que je soupçonne être française.

Mais qu’elle soit Française, Québécoise, Belge ou autre, est sans importance.

Ça m’est passé par l’idée, comme ça, sans raison. Et puis non, pas sans raison, elle signe son nom de famille comme la plupart des Européens, en lettre majuscules.
Ici au Québec, on met une lettre majuscule qu’à la première lettre du prénom et du nom de famille.

Voici ce qu’elle me dit:

Si je n’appréciais pas vos « Surprise sur prise » très souvent trop visiblement truquées, je vous dit bravo pour votre article sur la guerre.

Ce général Dellaire, que je ne connais pas, ne risquera certainement pas sa vie (ni aucun des siens)sur un lieu de mort gratuite. Ses grands élans patriotiques se bornent à émettre ses élucubrations depuis un confortable bureau. Ai-je raison de le penser?
Lucette DEVILLE

En résumé, elle me dit qu’elle n’aimait pas les gags de Surprise sur prise, parce que très souvent, donc pas toujours, ils étaient truqués. De plus elle ajoute qu’en plus c’était visible.

C’est un peu la raison qui m’avait obligé de piéger Louise Cousineau de La Presse. (le pape, qui restait collé au sol après l’avoir embrassé à sa descente d’avion).

Madame Cousineau était pourtant chroniqueuse et critique télévision pour son journal. Elle croyait que nous étions arrangé à l’avance avec la vedette piégée.
Après avoir été piégée, elle n’a jamais remis en doute l’authenticité des gags.

Imaginez la déception des téléspectateurs, si on jour ils avaient appris que les séquences de Surprise sur Prise étaient truquées.
L’émission n’aurait duré qu’une seule saison.

De plus pourquoi toute l’équipe de production se serait donné un mal fou à organiser les tournages, à se lever à deux heures du matin, à patauger dans la boue, à braver le froid et la pluie, alors qu’il aurait été beaucoup plus simple en truquant les tournages de dire à la vedette : rendez-vous en studio à 10H00 le matin, on va vous piéger!

Quel est l’intérêt de raconter une histoire drôle, si tout tout le monde connaît le punch.

C’est également l’une des raisons pourquoi nous n’avons jamais piégé Johnny Hallyday, parce que son gérant croyait également que c’était truqué. J’en ai parlé avec Johnny m’avait-il dit, mais la date ne lui convient pas. J’étais furieux.

On va te jouer un tour, mais je te dis ce qui va arriver. Méchant tour.

Demandez à Jean Marc Parent, Jean-Pierre Ferland ou à quiconque qui fut piégé, s’ils avaient été prévenus…

Qu’on me dise que c’était arrangé c’est pire que de recevoir une véritable gifle.

Oups, j’ai oublié le général Dallaire.

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