Accueil Marcel Béliveau Un instant bonhomme… Secondo, baisse ton arme!

Un instant bonhomme… Secondo, baisse ton arme!

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Le général Dallaire a fait une mise en garde aux pacifistes.
Ça lui a permis de faire la première page du Journal de Montréal.

C’est le prix à payer dit-il. Il faut s’attendre à ce que de jeunes soldats canadiens perdent la vie.

Il met en garde les Québécois contre le « repli sur soi » que représente le discours anti-guerre.

« Quand on est un pays qui a atteint un tel niveau de développement, on n’a pas le droit de se replier sur nous-mêmes, dans nos régions. On a une responsabilité de protéger les autres », a-t-il dit.

« Nous allons voir si nous avons un pays basé sur la profondeur et la maturité ou si nous sommes encore provinciaux et même paroissiaux », a-t-il analysé.

Issus d’une société de droit, les Québécois au même titre que les autres Canadiens ne peuvent se permettre de rester les yeux rivés sur leurs « bébelles » sans tenir compte de leurs responsabilités internationales, estime-t-il. Et cela, même si l’engagement international implique le sacrifice de vies humaines.

Veuillez m’excuser Monsieur Dallaire, mais je ne suis pas de votre avis.

Je suis du clan des pacifistes qui tiennent le discours anti-guerre.

À mon avis, aucune cause ne vaut la peine qu’on y sacrifie des vies humaines.

Les Américains ont perdu environ 3,000 soldats depuis le début de la guerre en Irak. 3,000 pertes de vie inutiles.
Avez-vous la moindre idée du montant de dollars américains dépensés pour maintenir des troupes à l’étranger. Et c’est loin d’être terminé.

Qu’importe la nationalité des individus, quelle est la personne au monde qui ne veut pas avoir une meilleure qualité de vie, qui ne souhaite pas que ses enfants puissent manger à leur faim, qui ne souhaite pas être en santé.

Avoir de l’eau, non seulement pour étancher la soif, mais aussi pour pouvoir simplement se laver, ne serait-ce qu’une fois par semaine.

Mais bordel, pourquoi y a-t-il la guerre?

Il doit bien y avoir une raison et une saprée bonne raison.
Lorsqu’on veut élucider un meurtre, on en cherche le mobile.
Pourquoi en serait-il autrement pour la guerre.

Il y a la guerre, tout simplement parce qu’il y a des pays riches et des pays pauvres. Des pays trop riches et des pays trop pauvres.

William Nordhaus, professeur à l’Université de Yale, estime les coûts indirects du conflit de 1991 en Irak, à environ 500 milliards de dollars.

Le professeur parle de 1991, imaginez un instant les coûts du conflit actuel.

A-t-on idée du nombre de pays qu’on aurait pu aider en distribuant ces dollars à des pays pauvres.
La terre compte 198 pays répartis selon ce tableau.

Continent Nombre de pays
Europe : 46
Amérique du Nord : 23
Amérique du Sud : 12
Afrique : 55
Asie : 47
Océanie : 15
Antarctique 0

Si on octroyait seulement 5 milliards à chacun de ces pays pauvres, on pourrait aider 100 pays.
Et là, je pourrais répondre à Monsieur Dallaire, voilà le véritable engagement international, sans le sacrifice de vies humaines.

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