Ce fut un très grand honneur pour moi de recevoir le Prix Henri-Tranquille mercredi dernier.
J’ai personnellement connu monsieur Tranquille en 1965 alors qu’il tenait librairie sur la rue Sainte-Catherine. Je travaillais sur la rue St-Urbain, tout juste à côté, et j’allais lui rendre visite sur l’heure du dîner.
J’ai toujours adoré lire… Les Bécassine, les Tintin, La Semaine de Suzette, Sylvie, hôtesse de l’air, n’avaient plus de secret pour moi ! Mais j’ai découvert tout un autre monde littéraire grâce à monsieur Tranquille : Bazin, Camus, Dumas, Green, Guèvremont, Loranger, Mauriac, Proust, Rops, Roy et bien d’autres..
Il les connaissait bien monsieur Tranquille, les filles du gouvernement fédéral qui travaillaient tout près de sa librairie. Il savait qu’il ne devait pas me vendre un livre trop « intellectuel», mais tout doucement, il augmentait l’intensité des histoires !
J’ignorais à cette époque qu’il était un libraire aussi extraordinaire; mais je pouvais compter sur lui pour me faire découvrir des auteurs qui me tiendraient compagnie de si longues heures.
Le livre a toujours fait partie de ma vie. Je disais aux amies : « L’important, c’est de lire une histoire qui nous accroche, même si ce sont des bouquins Harlequin. Avec les années, vos goûts vont se développer et vous allez trouver beaucoup de plaisir à découvrir des auteurs plus sérieux ! Et même si vous n’aimez que les auteurs populaires romanesques ou de suspense, la lecture saura vous accompagner comme une bonne amie.
Vous comprenez donc la raison pour laquelle, quarante-sept ans plus tard, je suis si impressionnée et ravie de recevoir le Prix Henri-Tranquille qui pour moi a une valeur inestimable.
Vingt ans de gestion d’un club de lecture, «Les Bouquineuses de Joliette», m’ont bien préparée à l’écriture de chroniques littéraires.
Depuis 1998, j’écris bénévolement des chroniques littéraires pour le cyber-magazine Planète Québec.
Ce qui a débuté par une chronique chaque semaine s’est transformé, en quinze années, en dix chroniques journalières et ce, grâce à la confiance que m’accordent éditeurs et attachées de presse.
De plus, j’écris une chronique « De Tout de Rien » sur la grande Une du magazine. C’est grâce à cette chronique que monsieur Calvet et moi avons fait connaissance en février 2007. Depuis ce temps, il me fait un immense plaisir de publier son bulletin mensuel. J’espère avoir pu lui amener un certain nombre de lecteurs et qui sait, peut-être quelques bénévoles !
Je tiens donc à remercier sincèrement monsieur Didier Calvet qui a présenté ma candidature au Comité Parents du collège Jean-de-Brébeuf (Montréal).
Je tiens à remercier chaleureusement le comité des parents pour cette nomination…
De voir mon nom accolé à celui de monsieur Henri Tranquille et à leur prestigieux collège ayant formé tant d’hommes célèbres est plus qu’un rêve. Jamais je n’aurais pu imaginer dans mes rêves les plus bizarres qu'un tel honneur me soit accordé.
Merci à vous chers lecteurs et lectrices qui me suivez fidèlement via le site de Planète Québec. Sans vous, les éditeurs ne me combleraient pas de leurs livres.