Publié Le 19 Janvier 2018

Trump S’active Pour Éviter Une Paralysie Fédérale

Il appartient su Sénat d’adopter d’ici minuit une extension de quatre semaines du budget, jusqu’au 16 février.

Un minimum de 60 voix (sur un total de 100) étant nécessaire, les républicains – qui ont 51 sénateurs – ne peuvent se passer des démocrates.

Photo Mark Wilson,Archives AFP / Getty Images

Jerome Cartillier
Agence France-Presse
Washington

Le président Donald Trump était à la manoeuvre vendredi pour forcer la majorité républicaine et l’opposition démocrate à trouver un accord sur le financement de l’État fédéral et éviter un « shutdown », une fermeture partielle des administrations lourde de conséquences.

À la veille du premier anniversaire de son arrivée au pouvoir, l’issue de ce psychodrame récurrent de la politique américaine était désormais entre les mains du Sénat.

Il lui appartient en effet d’adopter d’ici minuit une extension de quatre semaines du budget, jusqu’au 16 février. Un minimum de 60 voix (sur un total de 100) étant nécessaire, les républicains – qui ont 51 sénateurs – ne peuvent se passer des démocrates.

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À défaut, le pays vivra son premier « shutdown » depuis octobre 2013, synonyme de chômage technique pour des centaines de milliers de fonctionnaires.

Mick Mulvaney, directeur du Budget, a estimé vendredi matin à « 50/50 » la probabilité d’un tel scénario.

Signe des intenses tractations en cours à quelques heures de l’échéance, Donald Trump a reçu en début d’après-midi le chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer. (Rencontre de la dernière heure…)

La Maison-Blanche a également annoncé que le président, qui avait initialement prévu de passer son week-end en Floride pour une collecte de financement, ne quitterait pas Washington vendredi.

La Chambre des représentants a déjà approuvé jeudi soir cette extension provisoire, jusqu’au 16 février, qui finance également pour six ans le programme d’assurance maladie destiné aux enfants pauvres (CHIP), une demande des démocrates.

Mais au-delà de cette mesure temporaire, la quatrième depuis septembre, la majorité républicaine souhaite voir adopter un budget 2018 définitif de plusieurs centaines de milliards de dollars qui dope notamment les dépenses militaires, une promesse de campagne de M. Trump qui estime les forces armées sous-équipées après plus de seize ans de guerre ininterrompue.

« Maintenant, on a besoin des démocrates pour que [la loi de financement] soit approuvée au Sénat, mais ils veulent l’immigration clandestine et des frontières faibles »…

  A tweeté Donald Trump, qui dresse depuis plusieurs jours le portrait d’un parti engagé dans une obstruction systématique et stérile.( Un autre de ses mensonges…)

Les démocrates veulent avant tout régler le sort de 690 000 « Dreamers ». Ces jeunes, arrivés clandestinement aux États-Unis quand ils étaient enfants…

Ils sont à la merci d’une expulsion après l’abrogation du programme DACA datant de l’administration Obama qui leur offrait un statut de résident temporaire. Le président Trump a donné au Congrès jusqu’au 5 mars pour adopter une législation définitive.

« Scénario Catastrophe »

Le président républicain de la Chambre Paul Ryan a fustigé les sénateurs démocrates qui « prennent en otage » le financement fédéral. « Le peuple américain, en particulier les hommes et femmes en uniforme, mérite mieux qu’une fermeture du gouvernement », a-t-il tweeté.

« Des gens vont mourir », a lancé le conseiller parlementaire de la Maison-Blanche, Marc Short, blâmant des sénateurs démocrates « retranchés pour forcer une paralysie »…

Alors que les discussions sur les « Dreamers » sont toujours en cours au Congrès. « Ils disent que nous devons régler le DACA mais il n’y a en réalité aucune loi sur laquelle voter », a-t-il assuré.

L’équation est rendue encore plus difficile par les signaux confus – et parfois contradictoires – envoyés par le président lui-même ces derniers jours.

« Nous n’avons pas de partenaire fiable à la Maison-Blanche avec qui négocier », se désolait le sénateur républicain Lindsey Graham.

Car, au-delà des négociations sur le fond, se joue un autre jeu, à l’approche des élections de mi-mandat en novembre : qui sera tenu pour responsable de cette paralysie qui a une dimension ubuesque dans la première puissance mondiale ?

Les démocrates tablent sur le fait que les républicains qui ont tous les leviers du pouvoir – Maison-Blanche, Chambre des représentants, Sénat – paieront le prix fort.

Les républicains espèrent se servir du « shutdown » pour punir les sénateurs démocrates qui brigueront un nouveau mandat dans dix États remportés par Donald Trump à la présidentielle.

Mais selon un sondage du Washington Post et d’ABC publié vendredi, 48 % des Américains estiment que les républicains seraient responsables d’un éventuel blocage, contre 28 % pour les démocrates.

La Fédération américaine des employés gouvernementaux (AFGE) a pour sa part appelé les parlementaires à s’entendre pour éviter que 850 000 fonctionnaires soient mis au chômage technique, sans être payés.

« Nous nous préparons à un scénario catastrophe, pour la quatrième fois » depuis septembre, a indiqué à l’AFP un porte-parole du syndicat.

Mais On Ne Mentionne Nulle-Part…

Que fait-on des 850,000 dreamers entrés illagelemnt aus usa avec leurs parents ?

C’est ignoble cette façon de les traiter, ils n’ont jamais connu autre chose que les USA comme pays…

Amicalement De Louise

88888

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Louise Bourgoin

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