Publié Le 13 Octobre 2017

Contournant Le Congrès, Trump Détricote Lui-Même Obamacare…

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Le dirigeant a signé un décret ouvrant la voie à la création par les compagnies d’assurance privées de couvertures exemptées des réglementations d’Obamacare, potentiellement de moindre qualité mais donc moins chères.

«Cela ne coûtera pratiquement rien au gouvernement américain, mais les gens auront des soins très, très bien. Et quand je dis les gens, je parle de millions et de millions de gens», a déclaré Donald Trump en signant son décret.

Pour les démocrates, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un «sabotage» du système de santé destiné à niveler le marché par le bas.

«Si le système se détériore, qu’on ne s’y trompe pas, ce sera de la seule responsabilité du président», a déclaré Chuck Schumer, chef de l’opposition démocrate du Sénat.

Le décret devrait mettre des mois à s’appliquer et ne concernerait qu’une minorité de la population.

Mais après l’échec de l’abrogation partielle de la loi de 2010 par le Congrès cette année…

Donald Trump veut agir par les moyens qui restent à sa disposition, en l’occurrence par la supervision et les réglementations fédérales sur le secteur de la santé.

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Publié Le 13 Octobre 2017

Donald Trump Met Porto Rico Sur La Sellette

L’armée a assuré n’avoir reçu aucune instruction pour le moment pour retirer l’aide au territoire.

Photo AFP

Agence France-Presse
Washington

Le président américain Donald Trump n’a pas hésité jeudi à mettre sur la sellette Porto Rico, qui a du mal à se relever des destructions provoquées par l’ouragan Maria, en affirmant que l’aide fédérale ne sera pas «éternelle».

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«Nous ne pouvons pas garder la FEMA (l’agence de gestion des situations d’urgence, NDLR), l’armée et les secours, qui ont été incroyables (dans des circonstances des plus difficiles) à P.R. (Porto Rico, NDLR) éternellement!» a tweeté Donald Trump.

«L’électricité et toutes les infrastructures étaient désastreuses avant les ouragans. Le Congrès va décider», a conclu le président américain.

«Elles devraient être aussi rapides que possibles pour aider les gens à reprendre une vie normale», a-t-elle poursuivi, faisant part cependant de l’engagement de l’administration envers l’île.

«Nous sommes engagés à aider Porto Rico», territoire américain, a-t-elle indiqué.

L’armée a assuré n’avoir reçu aucune instruction pour le moment pour retirer l’aide au territoire.

«Nous n’avons certainement pas changé notre position», a déclaré un porte-parole du commandement militaire en charge de l’aide à Porto Rico, le capitaine Scott Miller.

«Nous continuons de soutenir la FEMA», a souligné le porte-parole, énumérant l’acheminement sur place de forces de soutien logistique, de produits de première nécessité et de médicaments.

«Nous avons toujours des missions aériennes qui acheminent de la nourriture, de l’eau et d’autres produits à Porto Rico», a-t-il ajouté.

Les autorités de Porto Rico ont cependant immédiatement réagi aux tweets du président américain.

Le gouverneur Ricardo Rossello a notamment rappelé sur Twitter que les Porto-Ricains étaient des citoyens américains.

«Les citoyens américains de Porto Rico demandent l’aide que n’importe lequel de nos concitoyens recevrait à travers notre nation», a-t-il estimé.

La maire de la capitale San Juan, Carmen Yulin Cruz, s’est montrée plus virulente dans ses propos, prenant directement à partie le président américain…

«Ce n’est pas que vous ne comprenez pas; vous êtes incapable de remplir l’obligation morale d’aider le peuple de PR. Honte à vous!» a-t-elle tweeté.

«Vos commentaires à propos de Porto Rico sont indignes d’un commandant en chef, ils semblent provenir davantage d’un chef haineux», a-t-elle poursuivi.

Porto Rico, frappé par l’ouragan Maria le 20 septembre qui a fait au moins 44 morts, panse toujours ses plaies.

Quelque 5700 personnes vivent encore dans des refuges et la majeure partie de l’île ne dispose toujours pas d’électricité ni d’eau courante.

Le gouverneur de l’île de 3,5 millions d’habitants a demandé mercredi au Congrès une aide supplémentaire de 4,9 milliards de dollars.

Cette demande intervient une semaine après que le président américain ait demandé au Congrès le déblocage de quelque 29 milliards de dollars dont 12,77 milliards au titre de l’aide d’urgence et 16 milliards pour effacer une partie de la dette colossale de l’île estimée à 73 milliards de dollars.

«Nous n’abandonnons pas les Américains au moment où ils en ont besoin», a réagi jeudi la chef des démocrates de la Chambre des représentants Nancy Pelosi.

Ancienne colonie espagnole, Porto Rico est devenu territoire américain à la fin du 19e siècle avant d’acquérir un statut spécial d’«État libre associé» dans les années 1950.

Le sud-est des États-Unis a lui aussi été durement frappé en août et septembre par deux ouragans: Harvey au Texas et en Louisiane et Irma en Floride.

«Les reconstructions efficaces ne durent pas éternellement», a renchéri la porte-parole de la Maison-Blanche Sarah Sanders, dans un communiqué…

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Publié Le 13 Octobre 2017

Iran…John Kerry Dénonce La Décision «Dangereuse» De Trump

John Kerry a appelé le Congrès américain à «rejeter le plan» de Donald Trump «et les manoeuvres législatives en cours qui démantèleraient pour de bon l’accord».

Photo AP

Agence France-Presse

La décision de Donald Trump de ne pas «certifier» l’accord sur le nucléaire iranien tout en plaidant pour son durcissement par le Congrès est «dangereuse»…

Elle «ouvre une crise internationale», a dénoncé vendredi l’ancien chef de la diplomatie américaine John Kerry, négociateur du texte de 2015.

«Cela met en danger les intérêts de la sécurité nationale des États-Unis et de leurs plus proches alliés», a-t-il prévenu dans un communiqué.

Le ministre de l’ancien président démocrate Barack Obama a appelé le Congrès américain à «rejeter le plan» de Donald Trump «et les manoeuvres législatives en cours qui démantèleraient pour de bon l’accord».

Le président américain a annoncé vendredi la «non-certification» des engagements de l’Iran dans le cadre de l’accord sur son programme nucléaire, tout en ne quittant pas ce texte conclu par Téhéran et six grandes puissances.

Parallèlement, il a incité le Congrès à durcir les conditions de l’accord. Une proposition de loi est déjà en cours d’élaboration…

Elle autoriserait le retour des sanctions si l’Iran se retrouvait à moins d’un an de la production d’une arme nucléaire. 

Plus problématique, cette loi supprimerait de facto les dates limites de l’accord iranien. Les restrictions sur le programme nucléaire sont en effet censées être levées progressivement à partir de 2025.

D’autres négociateurs américains du texte de 2015 avaient auparavant estimé que la démarche de M. Trump s’apparentait à une «violation» des engagements des États-Unis.

«L’approche qu’il demande au Congrès d’adopter constituerait une violation de l’accord car cela revient à tenter de renégocier unilatéralement l’accord», a estimé Ben Rhodes, qui fut conseiller adjoint à la Sécurité nationale de M. Obama.

«Si les États-Unis lancent une action parlementaire, ou autre, pour tenter de changer les termes de l’accord, il s’agit d’une violation», a-t-il insisté.

«Nos alliés et partenaires ont dit clairement» qu’il «ne doit y avoir aucune violation de l’accord».

«Tout ce qui va dans le sens de nouvelles conditions» ajoutées à l’accord sera considéré «comme une violation unilatérale de l’accord lui-même», a aussi prévenu Wendy Sherman, principale négociatrice américaine sous l’administration Obama.

Selon elle, «même si le Congrès ne rétablit pas les sanctions», «le seul fait que le président» ait «décidé de le décertifier plonge l’accord dans une sorte de flou perpétuel».

Et cela va «affaiblir» les États-Unis et les «isoler», a-t-elle ajouté.

Wendy Sherman et Ben Rhodes s’exprimaient lors d’une conférence téléphonique organisée par le groupe de réflexion Diplomacy Works créé par John Kerry et des membres de son équipe notamment pour défendre l’accord iranien.

Amicalement De Louise

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Louise Bourgoin

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