Les Mardis De Louise…Et Patati & Patata…nouvelles en vrac…

Les ancêtres des dinosaures ressemblaient à des crocodiles…

Le Teleocrater rhadinus, dessiné par un artiste.

Paul Barrett et Mark Witton, Natural History Museum, London, Nature via AFP

Agence France-Presse
Londres

Les ancêtres des dinosaures ressemblaient à des crocodiles, révèle une étude de fossiles récemment découverts dans le sud de la Tanzanie, parue cette semaine dans la revue scientifique Nature…

Une représentation du Teleocrater rhadinus par l’artiste Gabriel Lio.

Gabriel Lio, Museo Argentino de Ciencias Naturales, Buenos Aires via AP

Pendant des décennies, les scientifiques imaginaient ces ancêtres comme des dinosaures miniatures de la taille d’un poulet et se déplaçant sur deux pattes : la découverte du Teleocrater rhadinus, un carnivore ressemblant à un crocodile de 2 à 3 mètres de long avec un long cou, une queue et quatre pattes, a tout changé.

Un premier fossile avait été découvert en 1933 puis étudié dans les années 1950 au Musée d’Histoire naturelle de Londres, mais le squelette était incomplet. De nouveaux spécimens retrouvés en 2015, également dans le sud de la Tanzanie, ont permis d’identifier Teleocrater comme un « chaînon manquant entre les dinosaures et l’ancêtre commun qu’ils partagent avec les crocodiles », explique Ken Angielczyk, du Field Museum à Chicago.

« Surprise, les ancêtres des dinosaures ne leur ressemblent pas du tout », relève Ken Angielczyk. « Teleocrater ressemble à un crocodile et cela nous oblige à revoir complètement ce que nous pensions de l’évolution (des dinosaures) à ses débuts », souligne-t-il.

Teleocrater vivait il y a plus de 245 millions d’années, pendant la période du Trias. Un groupe de reptiles, les archosaurs, s’est alors divisé en deux branches, une branche oiseaux, qui a conduit aux dinosaures puis aux oiseaux et une branche crocodile. Teleocrater et ses proches sont les membres les plus anciens connus de la branche oiseaux.

« Cette recherche éclaire la distribution et la diversité des ancêtres des crocodiles, des oiseaux et des dinosaures », a relevé Judy Skog, directeur de programme à la Fondation nationale des Sciences (américaine).

« Elle montre que les origines des dinosaures doivent être re-examinées maintenant que nous en savons plus sur l’histoire complexe et les traits de ces ancêtres ».

La recherche a été réalisée par une dizaine de scientifiques notamment de l’université de Birmingham et le Musée Field d’histoire naturelle de Chicago.

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Certaines fourmis viennent au secours de leurs blessés

Une fourmi matabele.

Photo Reuter

Agence France-Presse

Washington

Les fourmis matabele, répandues dans le sud du Sahara et farouches prédatrices des termites, viennent au secours de leurs blessés dans des combats et les ramènent dans la fourmilière pour les «soigner», ont observé des entomologistes.

Deux à quatre fois par jour, ces fourmis (Megaponera analis) lancent des raids pour aller tuer des termites ouvriers, expliquent ces scientifiques dont la découverte était publiée mercredi dans la revue américaine Science Advances.

Ces derniers sont responsables de la nourriture. Pour ce faire ils transforment le bois et toutes autres matières végétales en sucre, régurgité sous forme de salive.

Mais ces attaques provoquent une forte résistance de la caste des termites soldats, qui armés de puissantes mâchoires blessent et tuent des fourmis matabele dans des combats.

Pour apparemment minimiser leurs pertes lors de ces invasions, ces fourmis ont développé un comportement de secouristes jusqu’alors inconnu chez les insectes.

Ainsi, quand une des leurs est blessée, elle appelle ses congénères en excrétant certaines substances chimiques, un peu comme un signal de détresse. La fourmi blessée est alors ramenée à la fourmilière où elle peut récupérer après avoir été «traitée».

Ce traitement consiste le plus souvent à retirer le termite qui est encore accroché à elle.

«C’est la première fois que nous observons un comportement d’aide à un animal blessé par ses congénères chez les invertébrés», explique Erik Frank, un chercheur au Biocentre de l’Université de Würzbourg en Allemagne, et un des co-auteurs de cette recherche.

Cette observation est surprenante, surtout chez des insectes sociaux où les individus ont généralement peu de valeur, souligne-t-il.

Mais de toute évidence «cet investissement dans un système de secours est avantageux pour l’ensemble de la colonie», concluent ces scientifiques.

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Publié Le 18 Avril 2017…

Momies et statuettes découvertes en Égypte dans une tombe de l’ère pharaonique…

Dans la tombe, des experts égyptiens s’activent autour de sarcophages en bois, brisés, mais bien conservés, décorés de personnages et de motifs pharaoniques aux couleurs vives, de jaune, rouge, noir et bleu. À l’intérieur, des momies enveloppées de lin blanc noirci par les âges.

Stringer, AFP

Mohamed Abdel Aziz
Agence France-Presse
Louxor

Huit momies, des sarcophages en bois aux couleurs vives, un millier de figurines funéraires…

Des archéologues ont fait des découvertes fabuleuses en Haute-Egypte dans une tombe de l’époque pharaonique, vieille de près de 3500 ans.

La tombe, près de la ville de Louxor, véritable musée à ciel ouvert dans le Sud égyptien, et de la Vallée des Rois, appartenait vraisemblablement à Userhat, un magistrat de la 18e dynastie (1550-1295 avant J.-C.), portant le titre de « juge de la ville ».

Mais elle a été réutilisée quelques siècles plus tard sous la 21e dynastie, pour accueillir d’autres momies.

« C’était une surprise de découvrir autant d’éléments à l’intérieur : des ustensiles en argile portant le nom du propriétaire de la tombe, plusieurs sarcophages et des momies, ainsi que plus d’un millier d'”oushebti” »…

Ce sont de petites statuettes funéraires déposées dans les tombes pour servir le mort dans l’au-delà, a indiqué le ministre des Antiquités Khaled al-Anani, lors d’une visite de la tombe organisée mardi pour la presse.

 

« C’est une découverte importante, et ce n’est pas encore fini », s’est-il réjoui.

Dans un premier temps, la porte-parole du ministère des Antiquités, Nevine el-Aref, avait rapporté la découverte de « six momies », précisant que ce chiffre pourrait augmenter en raison de la présence de fragments supplémentaires.

Puis le chef de la mission archéologique, Mostapha Waziri, a annoncé un total de « 8 momies et 10 sarcophages » retrouvés dans la tombe. « Les fouilles se poursuivent », a-t-il avancé en guise d’explication.

Dizaine de figurines funéraires

Dans la tombe, des experts égyptiens s’activent autour de sarcophages en bois, brisés, mais bien conservés, décorés de personnages et de motifs pharaoniques aux couleurs vives, de jaune, rouge, noir et bleu. À l’intérieur, des momies enveloppées de lin blanc noirci par les âges.

« La tombe date de la 18e dynastie, mais il semblerait qu’elle a été réutilisée sous la 21e dynastie (1070-945 avant J.-C.), une époque connue comme celle “des voleurs de tombe” », indique à l’AFP M. Waziri, dont l’équipe effectue des fouilles dans le secteur de Deraa Aboul Naga.

« Un individu doté d’une conscience, un prêtre ou un haut fonctionnaire, aurait récupéré des sarcophages » initialement placés dans des tombes profanées par des pilleurs, et les auraient introduits dans l’hypogée datant de la 18e dynastie pour les préserver, explique l’archéologue.

Devant la tombe, sur une table, s’alignent des dizaines d’oushebti en terre cuite, couleur ocre, retrouvés dans un puits profond au coeur de la tombe. Non loin de là, à même le sol, des petits vases en argile de toutes les tailles, ocre, rouge et blanc. Les archéologues ont également découvert des squelettes et des crânes humains.

Deux autres tombes

À l’entrée de l’hypogée, deux autres entrées menant à deux autres tombes ont été exhumées.

« Les fouilles vont se poursuivre pour essayer de découvrir ce que contiennent ces deux tombes et leur propriétaire », selon un communiqué du ministère.

L’Égypte a récemment donné son feu vert à plusieurs projets archéologiques dans l’espoir de faire de nouvelles découvertes, au moment où le secteur touristique, pilier de l’économie, peine à véritablement décoller, après des attentats meurtriers ces dernières années.

En octobre 2015, les autorités ont dévoilé un ambitieux projet, baptisé « Scan Pyramids », visant notamment à découvrir des chambres secrètes au coeur des pyramides de Guizeh et de Dahchour, au sud du Caire, et à éclaircir enfin le mystère entourant leur construction.

Un an plus tard, l’équipe chargée du projet a annoncé avoir détecté dans la pyramide de Khéops, à l’aide d’analyses poussées, deux « anomalies » qui pourraient bien être des « cavités inconnues ».

Et les autorités égyptiennes ont également lancé à l’automne 2015 des recherches dans la tombe du pharaon Toutankhamon, dans la Vallée des Rois, dans l’espoir d’y découvrir une chambre secrète qui pourrait bien abriter le tombeau de la reine Néfertiti.

En avril dernier, des excavations dans la nécropole du site de Dahchour ont permis aux archéologues de découvrir les ruines d’une pyramide, vieille de 3700 ans.

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Mais qui était Rascar Capac, la momie des aventures de Tintin ?

Sur la photo, une image tirée de la bande dessinée.

Agence France-Presse
Bruxelles

Quel âge avait-il ? Que mangeait-il ? De quoi est-il mort ? Autant de questions auxquelles vont tenter de répondre des chercheurs belges en braquant leurs instruments sur la momie péruvienne Rascar Capac, rendue célèbre par son apparition effrayante dans les aventures de Tintin.

La peau brune et desséchée de cette momie aux orbites vides, jetant des sorts à Tintin et à ses compagnons dans les albums Les Sept Boules de Cristal et Le Temple du Soleil, ont marqué les esprits des lecteurs les plus braves.

Pour créer ce personnage inquiétant, Hergé, le «père» de Tintin, se serait inspiré d’une véritable momie précolombienne, conservée depuis 175 ans aux Musées royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles.

La chercheuse Caroline Tilleux et le conservateur des collections «Amérique» du musée, Serge Lemaitre, ont décidé d’étudier en profondeur cette momie, ainsi que six de ses semblables également conservées dans le musée bruxellois.

Rascar Capac avait déjà fait l’objet d’un premier examen dans les années 1990, mais elle vient de repasser sous les instruments de pointe des Cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles, ont indiqué cette semaine les responsables du musée.

Grâce aux nouvelles avancées technologiques en matière d’imagerie médicale, les chercheurs espèrent obtenir des informations plus précises sur la date de la mort, l’alimentation ou encore l’origine géographique des sept momies conservées dans la capitale belge.

Les résultats de l’étude devraient être disponibles d’ici à quelques mois.

Amicalement De Louise

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Louise Bourgoin

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