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LE POÈME DU DIMANCHE 13 AOÛT 2017 AVEC UNE VIDÉO DE ERNESTO CORTAZAR AS THE SUN RISES

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Le Poème Du Dimanche 13 Août 2017

La Coccinelle & Le Chardonneret…
Ecrit Par Anita Smb
Tout Droits réservés ©
Septembre 2014

À la cour d’une journée d’ombre et de lumière

Un élégant chardonneret robe châtain

Se tenait sur un néflier vert de satin

Assistant l’orée pourpre des roses trémières

Éclaireur des aurores aux rosées exquises

De son bec avait-il tant piqué de cerises

Qu’il en avait le collier tout rouges de varves

Fort en était repu à ne point chercher larves

Encore à moité endormi sur son perchoir

Gaillardement concentré sur la digestion

Quelle ne fut une surprise le faire choir

De voir en les thyrses autre coloration

Ordinairement bête à bon dieu la suivait

Des yeux parcourant inlassablement les tiges

À la recherche de pucerons de voltige

Ce jour était fleur parmi les fleurs enclavée

Demoiselle coccinelle fixait l’oiseau

D’un regard enfoui au plus profond de ses larmes

Elle pleurait l’implorant non de lever son arme

Mais d’accompagner son âme à l’eau de roseau

Le gracieux la prit en pitié de s’enquérir

Qu’elle avait peur sans délai de devoir mourir

Sentiment jusqu’alors inconnu mais sans rire

Susurré par un puceron vengeant son ire

Lui signifia qu’il l’épargnerait bien content

De la savoir promue au rang des espèces

Évoluées escomptant trépas aux pièces

Et pires inquiétudes pour solde au comptant

Mignonne éplorée s’enquit alors de savoir

Comment rois du monde de cent ans d’existence

Pouvaient telle catastrophe au futur avoir

Sans en charrier de sang noir visqueux par avance

Nos amis humains érigent des religions

Inventent poèmes ou se laissent aller

À faire et refaire le monde ils sont légions

À vouloir sur tout ou rien toujours s’étaler

Telle est la glorieuse harmonie de la nature

Conclut-il d’un fluide gazouillis tendu

Et qu’il valait peut-être mieux finir mature

Plutôt qu’entendre le cri amer des pendus…

Amicalement De Louise

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