Publié Le 15 Janvier 2018

«Je Suis La Personne La Moins Raciste», Assure Trump…

Donald Trump discute avec des reporters à son club de golf à West Palm Beach, aux côtés du chef de la majorité de la Chambre des représentants Kevin McCarthy.

Photo AFP

Olivia Hampton
Agence France-Presse
Washington

Le président américain Donald Trump s’est défendu dimanche d’être «raciste» après que des médias ont rapporté ses propos sur des personnes venant de «pays de merde», qui ont suscité un torrent d’indignation à travers le monde et envenimé le débat au Congrès sur le statut de centaines de milliers d’immigrés aux États-Unis.

«Je ne suis pas raciste. Je suis la personne la moins raciste que vous n’ayez jamais interviewée», a déclaré à des journalistes le président américain depuis son club de golf de West Palm Beach, en Floride, où il dînait dimanche avec le chef de la majorité de la Chambre des représentants.

M. Trump a accusé dimanche ses adversaires démocrates de faire preuve de mauvaise volonté pour trouver un accord sur le programme DACA (Deferred Action for Childhood Arrival) qui a permis à 690 000 jeunes immigrés, arrivés illégalement aux États-Unis, d’étudier et d’y travailler en toute légalité.

«Nous sommes prêts, désireux et capables d’obtenir un accord sur le DACA», a-t-il dit. Mais «je ne pense pas que les démocrates veulent le conclure», a-t-il martelé.

Le programme DACA, mis en place sous la présidence de Barack Obama, est au coeur d’un bras de fer entre le président, qui a annoncé sa suppression – abrogation suspendue en janvier par un juge fédéral de Californie -, et les démocrates qui veulent le préserver.

 

Le milliardaire a proposé un pacte donnant-donnant: une solution pour les «Dreamers» – surnom des jeunes du programme DACA – en échange du financement du mur controversé qu’il a promis lors de sa campagne présidentielle d’ériger à la frontière avec le Mexique.

Il a donné jusqu’à début mars aux parlementaires pour trouver un compromis sur le sujet. Il réclame aussi la suppression de la loterie annuelle de cartes vertes (permis de séjour de longue durée) et une réforme de l’immigration légale pour réduire le rapprochement familial.

Les législateurs démocrates «ne veulent pas de sécurité à la frontière», a soutenu dimanche le président.

Fin Des Loteries De Visas ?

Il a réitéré dimanche son opposition au système de loterie pour attribuer des visas.

«En tant que président, je veux des gens qui viennent dans notre pays pour nous aider à retrouver notre force et notre grandeur, des gens qui viennent via un système basé sur le mérite. Plus de loteries ! L’AMÉRIQUE D’ABORD», a-t-il écrit sur Twitter.

Le débat déjà difficile entre démocrates et républicains pour trouver un compromis sur ce sujet s’est encore envenimé ce week-end après les déclarations attribuées à Trump sur des «pays de merde» visant, selon les médias, des pays d’Afrique ainsi qu’à Haïti et le Salvador.

«Je crois que cet homme, le président, nous ramène en arrière», a déclaré sur la chaîne ABC le député démocrate de Géorgie…

John Lewis, qui avait été aux avant-postes du mouvement pour les droits civiques dans les années 60.

«Je Pense Qu’il Est Raciste», A Lâché L’élu.

Le sénateur républicain de Géorgie David Purdue a lui pris la défense de Trump et estimé que les accusations de racisme à son encontre étaient «ridicules».

D’autres élus républicains se sont toutefois montrés critiques.

«Je ne peux pas défendre l’indéfendable», a affirmé sur CNN Mia Love, une députée de l’Utah d’origine haïtienne et qui avait fait campagne pour Trump.

Cette polémique intervient alors que le président américain a signé la semaine dernière une déclaration en l’honneur de Martin Luther King, figure emblématique du combat pour les droits civiques, en amont de lundi, un jour férié qui lui est dédié.

Le milliardaire avait déjà affirmé vendredi dans un tweet n’avoir «jamais dit de mal des Haïtiens»…

Après avoir déjà nié l’utilisation de l’expression «pays de merde» pour qualifier Haïti lors d’une réunion sur l’immigration jeudi.

«Le langage que j’ai utilisé lors de la réunion était dur, mais ce ne sont pas les mots utilisés», affirmait sur Twitter le milliardaire.

Mais le sénateur démocrate Dick Durbin, présent lors de la réunion, a assuré que le président avait bien utilisé «plusieurs fois» l’expression injurieuse.

«Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ?», a demandé le président Trump selon le Washington Post, citant plusieurs sources anonymes.

Publié Le 14 Janvier 2018

 Tractations Sur L’immigration…

Contexte Empoisonné Aux États-Unis…

Donald Trump

Photo Evan Vucci, archives Associated Press

Elodie Mazein
Agence France-Presse
Washington

Les perspectives d’un compromis entre républicains et démocrates sur l’épineux problème de l’immigration semblaient sombres dimanche aux États-Unis, les discussions déjà difficiles devant désormais se dérouler dans un contexte empoisonné par une controverse mondiale liée au président Donald Trump.

«DACA est probablement mort», a lancé M. Trump sur Twitter, faisant référence au programme créé sous Barack Obama pour permettre à 690 000 jeunes immigrés de travailler et d’étudier aux États-Unis en toute légalité.

Ce programme est au coeur d’un bras de fer entre le président, qui a annoncé sa suppression – abrogation suspendue en janvier par un juge fédéral de Californie -, et les démocrates qui veulent le préserver.

Le milliardaire a proposé un pacte donnant-donnant: une solution pour les «Dreamers» – surnom des jeunes du programme DACA – en échange du financement du mur controversé qu’il a promis lors de sa campagne présidentielle d’ériger à la frontière avec le Mexique.

 

La Maison-Blanche réclame 18 milliards de dollars pour la construction de ce qui est censé donner un coup d’arrêt à l’immigration clandestine et qui est décrié par les démocrates comme un symbole xénophobe.

Dans ses tweets dimanche, M. Trump a considéré que DACA était appelé à disparaitre «parce que les démocrates n’en veulent pas vraiment, ils veulent juste parler et prendre de l’argent dont notre armée a désespérément besoin».

Il a donné jusqu’à début mars aux parlementaires pour trouver un compromis sur le sujet. Il réclame aussi la suppression de la loterie annuelle de cartes vertes et une réforme de l’immigration légale pour réduire le rapprochement familial.

«En tant que président, je veux que les gens venant dans notre pays nous aident à être plus forts et grands à nouveau, des gens qui viennent à travers un système basé sur le mérite. Plus de loteries ! L’Amérique d’abord», a-t-il poursuivi dimanche.

Langage «Dur»

Ces déclarations interviennent après plusieurs jours de vives condamnations à travers le monde de propos qu’aurait tenus le milliardaire républicain jeudi lors d’une réunion avec des parlementaires à la Maison-Blanche.

Selon plusieurs médias et des témoins, il a dénoncé l’immigration en provenance de «pays de merde» tels que Haïti, le Salvador ou des pays africains. Il a contesté vendredi l’utilisation de cette expression, reconnaissant avoir néanmoins utilisé un langage «dur».

Les parlementaires étaient justement présents pour évoquer les discussions sur le sort des «Dreamers».

Le sénateur démocrate Dick Durbin, qui assistait à cette réunion, a affirmé dès vendredi sur Twitter que le président avait même utilisé «plusieurs fois» cette expression grossière, qui a déclenché un tollé dans le monde entier.

Mais, pour le sénateur républicain David Perdue – l’un des participants -, il s’agit d’une «déformation grossière» de ce qui a été dit, même si l’élu a esquivé dimanche les questions de la chaine ABC sur les termes qu’auraient selon lui prononcés le président.

Concernant l’immigration, il a précisé qu’il fallait qu’un accord soit «symétrique».

«Tout accord sur DACA doit aussi inclure la sécurité aux frontières, y compris le mur, et mettre fin aux migrations en chaine», terme utilisé par M. Trump à propos du rapprochement familial.

Interrogée dimanche sur Fox News, la ministre de la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen – aussi présente à la réunion jeudi – a décrit «une conversation passionnée», mais n’était «pas en mesure de (se) souvenir que cette phrase ait été utilisée».

«Raciste»

Depuis jeudi, à travers le monde, beaucoup ont qualifié le président américain de «raciste», notamment dimanche l’élu de Géorgie à la Chambre des représentants et ancien du mouvement pour les droits civiques John Lewis. Il a indiqué sur ABC qu’il n’assisterait pas au discours sur l’État de l’Union de M. Trump devant le Congrès, le 30 janvier.

«Je suis un peu froissée des commentaires et suggestions selon lesquels le président est raciste. Il examine un système basé sur le mérite comme au Canada et en Australie. Je suis sûre que personne ne peut suggérer que les dirigeants canadiens et australiens sont racistes», a relevé Mme Nielsen.

Le milliardaire a fait de l’immigration légale et clandestine l’un des piliers de sa politique.

Une semaine après son investiture, il a signé un décret visant les ressortissants de pays à majorité musulmane – retoqué en justice jusqu’à sa troisième version -.

Outre l’abrogation de DACA, la fin de la loterie et du regroupement familial, il a aussi annulé le statut temporaire de protection (TPS) de près de 265 000 étrangers.

Amicalement De Louise

 

 

 

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Louise Bourgoin

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