International >

Europe

Macron Engrange Les Soutiens…

Le Pen À L’offensive…

Publié Le 24 Avril 2017…

Emmanuel Macron

Photo Christian Hartmann, REUTERS

Daphné Benoît
Agence France-Presse
Paris

Le jeune centriste Emmanuel Macron a engrangé lundi des soutiens de toutes parts, dont celui du président François Hollande, en vue du second tour de la présidentielle française, tandis que la candidate d’extrême droite, Marine Le Pen, s’est montrée offensive, attaquant frontalement son adversaire.

Au terme d’une campagne riche en rebondissements, à 39 ans M. Macron, nouveau venu en politique, fait désormais figure de favori pour devenir le 7 mai le plus jeune président de la République française.

Avec 24,01% des suffrages, ce libéral parti en campagne sans expérience a devancé la dirigeante du Front national, 48 ans (21,30% des voix), avec une gifle pour les partis traditionnels, socialiste et Les Républicains, éliminés.

Jamais élu jusqu’à présent, l’ex-ministre de l’Économie de François Hollande a entamé lundi des «négociations politiques» dans le but de former une majorité, avec en ligne de mire les législatives des 11 et 18 juin.

Marine Le Pen, elle, a choisi un marché dans le nord de la France pour vanter son programme prévoyant fermeture des frontières, sortie de l’euro et moratoire sur l’immigration.

«Je suis la candidate de la protection des Français», a déclaré lundi soir, pour sa première interview après le 1er tour, celle qui a fait ses meilleurs scores dans ce que les géographes et les sociologues appellent la «France périphérique».

Un grand débat télévisé l’opposera le 3 mai à Emmanuel Macron : «on sera front à front avec l’adversaire qu’on a désigné tout au long de cette campagne», a dit un proche du centriste, qui veut devenir «le président des patriotes face à la menace des nationalistes».

Marine Le Pen a estimé sur France 2 que «rien dans le projet de M. Macron ni dans son comportement ne dénote la moindre preuve d’amour pour la France» et a décrit son adversaire comme le «représentant de la mondialisation décomplexée».

Le président François Hollande a annoncé officiellement qu’il allait voter pour son ancien ministre, car «la présence de l’extrême droite fait une nouvelle fois courir un risque pour notre pays».

La majorité de la classe politique, à droite comme à gauche, tout comme plusieurs syndicats et le Medef, principale organisation patronale, ont déjà appelé à «faire barrage» à Marine Le Pen. Cette dernière a brocardé en réponse «le vieux front républicain tout pourri, dont plus personne ne veut».

Le «front républicain» est la formule couramment utilisée pour désigner les responsables politiques qui appellent à barrer la route à l’extrême droite, quel que soit l’autre candidat.

Un rassemblement organisé lundi soir sur la place de la République à Paris a réuni plusieurs centaines de personnes venues dire «non au FN» et appeler à la mobilisation pour le second tour.

En 2002, le père de Marine Le Pen, Jean-Marie, avait créé la surprise en se qualifiant face au candidat de droite Jacques Chirac avant d’être battu à plate couture (17,79%) du fait du rassemblement contre lui.

Soif De Renouvellement

Selon un sondage lundi, M. Macron battrait largement Marine Le Pen le 7 mai, avec 60% des voix. Les marchés financiers, à commencer par la Bourse de Paris qui évoluait au plus haut depuis janvier 2008, ont salué par de très fortes hausses sa performance au premier tour en pariant sur cette victoire.

«Nous pouvons gagner et je vais même vous dire mieux nous allons gagner», a martelé la candidate, lundi, estimant «parfaitement faisable» de gagner «dix petits points» d’ici le 7 mai.

Le FN a enregistré un record de voix (7,5 millions) récoltées en majorité dans les zones «périphériques», les petites et moyennes villes, les régions rurales éloignées des bassins d’emplois et désertées par les services publics. Son score reste cependant inférieur à ses attentes.

Mme Le Pen a appelé au «rassemblement le plus large des patriotes». Elle espère récupérer des voix dans les rangs de la «France insoumise» du tribun de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon qui, après avoir capté 19,58% des suffrages, n’a pas donné de consigne de vote. La frange la plus conservatrice de la droite pourrait aussi lui apporter des voix.

Aux antipodes sur tous les plans – ouverture/repli, diversité/identité, libéralisme/protectionnisme -, les deux finalistes ont un point commun…

Ils sont parvenus à capitaliser sur le désir de renouvellement politique des Français en éliminant pour la première fois les deux partis traditionnels qui dominent la vie électorale depuis plusieurs décennies.

Le conservateur François Fillon, plombé par le scandale autour des emplois fictifs présumés au profit de sa famille, a enregistré une humiliante défaite, à 20,01% des voix, et décidé de redevenir un simple militant. Le socialiste Benoît Hamon a de son côté subi un cuisant désaveu, avec 6,36% des suffrages.

———————————————————————————–

Publié Le 24 Avril 2017

Le Pen fustige «un vieux front républicain pourri» autour de Macron

«Le vieux front républicain tout pourri, dont plus personne ne veut, que les Français ont dégagé avec une violence rare, essaie de se coaliser autour de M. Macron. J’ai presque envie de dire tant mieux!», a lancé Mme Le Pen, en visite sur un marché à Rouvroy, dans le nord.

AFP

Agence France-Presse

ROUVROY

La candidate d’extrême droite Marine Le Pen a dénoncé lundi un «front républicain tout pourri» qui «essaie de se coaliser» autour de son concurrent au second tour de la présidentielle française, le jeune pro-européen Emmanuel Macron, donné favori.

«Le vieux front républicain tout pourri, dont plus personne ne veut, que les Français ont dégagé avec une violence rare, essaie de se coaliser autour de M. Macron. J’ai presque envie de dire tant mieux !», a lancé Mme Le Pen, en visite sur un marché à Rouvroy, dans le nord.

Le «front républicain» est la formule couramment utilisée pour désigner les responsables politiques de toute obédience qui appellent à faire barrage à l’extrême droite quel que soit le candidat en face.

La majorité de la classe politique française, à gauche comme à droite, a appelé dès dimanche soir à voter pour M. Macron, contre la candidate du Front national.

L’extrême droite espère cependant récupérer des voix dans les rangs de la «France insoumise», menée par le tribun de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon qui, après une percée spectaculaire, n’a pas donné de consigne de vote. Les souverainistes qui ont voté pour des petits candidats et la frange la plus conservatrice de la droite pourraient aussi lui apporter des voix.

Mme Le Pen a assuré n’avoir «pas de déception» quant à son score au premier tour dimanche (21,43% selon les derniers résultats), derrière M. Macron (23,75%). «Nous sommes des challengers pleins d’espérance et de dynamisme», a-t-elle assuré.

«Je suis venue pour démarrer cette campagne de second tour de la seule manière que je connaisse, à savoir sur le terrain, avec le peuple français, pour attirer leur attention sur des sujets éminemment importants, aujourd’hui celui du terrorisme islamiste», a ajouté Mme Le Pen, accusant son adversaire d’être «faiblard» sur le sujet.

La campagne pour le deuxième tour, le 7 mai, a commencé dès lundi entre la dirigeante d’extrême droite anti-Europe et anti-mondialisation et l’ancien ministre de l’Économie pro-européen, novice en politique, jamais élu, sans parti, qui a réussi à sortir en tête du premier tour.

Amicalement De Louise

Bonne Semaine !

Plus dans la section

Louise Bourgoin

Related Post