Octobre 2002

Cette semaine, je m’interrogeais sur les relations de couple (et oui, j’ai beau essayé, j’en reviens toujours à cela). En fait, je discutais du cas de ces gens qui bien que malheureux dans leur vie de couple, préfèrent quand même y demeurer par confort dit-on souvent. Un peu paradoxal quant à moi, comme si le malheur pouvait avoir quelque chose de confortable. Je peux comprendre lorsqu’il s’agit des enfants, les choses demandent un peu plus de préparation, mais pourquoi est-ce que des gens sains d’esprit, autonomes financièrement décident de demeurer dans un couple voué à l’échec d’avance? Voilà la question.

Sommes-nous de nos jours trop apeurés à l’idée de ne pouvoir rencontrer quelqu’un, qu’il vaut mieux s’accrocher à notre conjoint et ce même si sa vue nous donne parfois la nausée? J’ai tendance à m’insurger devant une telle mentalité et à traiter de lâche les gens qui préfèrent se terrer ainsi dans les illusions. Ayant déjà pêché ou pas, j’étais prête à jeter la première pierre. J’ai toujours prêché pour la doctrine mieux vaut être heureuse seule que malheureuse à deux, et j’y crois toujours. Cependant, j’ajouterais maintenant un bémol à mes paroles, car en discutant ainsi avec mes copines, une réalité me sauta au yeux. Oui, dans mes relations passées ai-je réussi à éviter ainsi le piège de rester prisonnière d’une relation amoureuse malheureuse, mais cela n’était que pour retomber dans un autre que ma foi je n’avais pas vu venir.

En effet, après une rupture, il faut selon moi prendre un certain recul, pour regarder ce qui n’a pas fonctionné, sans chercher à mettre le blâme sur qui que se soit, mais plutôt pour essayer d’en apprendre un peu plus sur soi. Jusque là, tout va bien me direz-vous. Et bien le problème commence alors qu’une fois cette démarche faite, on en vient à savourer notre indépendance et à se méfier, des gens qui pourraient venir chambouler notre petite vie tranquille et structurée. Plus le temps passe, plus les habitudes s’installent et nous avons beau prétendre rechercher l’âme sœur, le fait est que si l’on y regarde de près, notre inconscient, fait tout ce qu’il peut pour nous protéger du grand méchant loup (même si je dois avouer ne pas avoir grand chose en commun avec le petit chaperon…).

Si je veux être parfaitement honnête, je ne crois pas pouvoir dire être totalement heureuse au moment actuel. Attention, je ne dis pas être malheureuse, mais je mentirais si je n’avouais pas aspirer à plus. Bon, que faire avec tout cela maintenant? J’imagine que le défi réside à s’ouvrir au monde, et ce même si parfois nous risquons d’y perdre quelques plumes. Après tout mieux vaut verser quelques larmes à vivre plutôt que de pleurer sur le temps perdu… Et après, et bien ma foi, on verra bien…

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Les mémoires d'une Chipie

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