JUIN 2001

Ah! juin et le retour des canicules. Quant à moi, rien ne vaut un petit 40 degrée celcius pour refroidir mes ardeurs de la chasse aux Jules! De toute façons, je suis loin de me sentir très sexy avec les cheveux collés sur la tête, la peau moite (à moins d’avoir affaire à un amateur de truite!) et l’humeur massacrante (directement proportionnelle aux litres de sueur que je déverse).

Enfin, pour tout dire ce mois s’annonçait assez mal. Même ma meilleure amie en profitait et s’exilait pour l’été (mais qui vais-je donc appeler tous les jours? Je crois qu’il serait très avantageux pour moi d’investir dans les télécommunications, car j’ai comme l’impression qu’il y aura cet été une recrudescence des appels interurbains).

J’en étais à ressasser ces idées noires quand une invitation inattendue me sortit de ma torpeur. J’étais en effet cordialement invitée à une soirée genre tupperware, mais où plutôt que de s’extasier devant des plats en plastique, une représentante est là pour nous faire la démonstration d’objet de sexe shop(drôlement plus intéressant). Il était temps pour moi de tourner la page et de lever le deuil de mon ancien vibrateur (qui a rendu l’âme il y a de ça plusieurs mois déjà). C’est donc avec beaucoup d’empressement que j’attendais cette soirée.

Donc, le fameux jeudi en question, je me pointe (armée de mon enthousiasme et de ma carte visa), pas besoin de dire que j’étais parmi les premiers arrivants… Commença alors le défilé et la dégustation des produits.

Nous avions en entrée de la crème fouettée (atroce) suivi d’un gel(spécialement conçu pour l’amour oral) à saveur de banane ou cerise (je commençais vraiment a avoir mal au cœur ). Par la suite commença la ronde des lubrifiants à la gomme balloune et de tout sorte de gels et de crèmes plus sucrés les uns que les autres. Même pas l’ombre d’un lubrifiant au ketchup ou encore de crème fouettée aux olives noires. Pourtant je suis convaincu que la combinaison crème à la fondue parmesan accompagnée d’un préservatif au vin rouge serais un franc succès(qui a dit que sexe rimait avec sucré!), mais bon, la dame me fit comprendre que mes remarques retardaient le programme.

J’attendais le plat de résistance avec une impatience grandissante, mais je dus d’abord me taper les dessous affriolants (encore faut-il aimer le léopard). La représentante semblait vraiment me regarder avec insistance à chaque fois qu’elle mentionnait que ce morceau allait particulièrement bien aux grosses poitrines(jalouse va!). Enfin arriva le clou de la soirée, la raison pour laquelle je m’étais déplacée, les vibrateurs.

Wow, il y en avait pour tous les goûts. La dame nous présenta tout d’abord le PJJ (communément appelé Pierre, Jean, Jacques) le vibrateur aux personnalités multiples, intéressant mais un peu difficile à gérer. Vint ensuite le kangourou, vibrateur souple au possible qui peut se transformer à volonté pour rejoindre des angles impossibles.

Mon choix s’arrêta sur le dauphin, gros engin rempli de billes qui peuvent tourner de gauche à droite selon le goût (wow un vibromasseur ambidextre!) et le nez du petit dauphin qui vous stimule le clitoris pendant que le roulement à billes s’occupent du reste. Mais ce qui fait le charme du dauphin, c’est qu’il se rapproche beaucoup des vrais hommes. En effet pendant l’acte, il peut vous dire je t’aime et tout de suite après vous avoir satisfaite, il se tourne sur le coté et s’endort immédiatement, avec la satisfaction du devoir accompli.

Voilà enfin, je l’avais trouvé mon Jules, et il s’agit là j’en suis convaincu du début d’une très belle histoire d’amour (en espérant qu’il vivra plus longtemps que son prédécesseur).

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