COPENHAGUE – Les ministres de l’Environnement d’une centaine de pays ont tenté dimanche de débloquer les négociations sur la lutte contre le réchauffement climatique à Copenhague, où les ONG et la société civile se sont efforcées de maintenir la pression.

Les ministres n’ont cependant pas réussi à combler les divergences entre pays riches d’une part, puissances émergentes et pays pauvres de l’autre, sur l’ampleur des réductions d’émissions de gaz à effet de serre et le financement de la lutte.
“Chacun réalise l’urgence de ce que nous avons entrepris mais nous devons agir plus vite. Nous devons surmonter les questions principales, dont la réduction des émissions, le financement qui est requis et la transparence des engagements”, a dit à la presse le ministre britannique de l’Energie, Ed Miliband, à l’issue de ces discussions informelles.
Le ministre suédois de l’Environnement, Andreas Calgren, a indiqué que les participants avaient exposé les “lignes rouges” de leurs gouvernements respectifs.
Pour la Chine et l’Inde, puissances émergentes, c’est aux nations industrialisées, historiquement responsables de l’accumulation des GES dans l’atmosphère, d’assumer l’essentiel du fardeau.
Les pays riches soutiennent eux que le développement accéléré des économies émergentes s’accompagne d’une augmentation de leurs rejets de carbone – la Chine est actuellement le premier émetteur mondial de CO2, l’Inde est au quatrième rang – et qu’elles doivent s’engager sur des objectifs contraignants.
“La Chine appelle les Etats-Unis à faire plus. Les Etats-Unis appellent la Chine à faire plus. J’espère que, dans les jours qui viennent, tout le monde appellera tout le monde à faire plus”, a déclaré Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

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