Copenhague — L’accord conclu in extremis à Copenhague permettra au Canada d’atteindre sa cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2020 en harmonie avec les États-Unis, selon Stephen Harper.

Tard en soirée hier, le premier ministre du Canada s’est dit satisfait de l’entente intervenue entre les États-Unis, la Chine, l’Inde et l’Afrique du Sud, qui a évité que la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques se solde par un échec.

Ce dénouement orchestré par le président américain Barack Obama et les acteurs des économies émergentes rallie les 192 pays qui se sont déplacés à Copenhague dans l’espoir de donner une suite au protocole de Kyoto.

«Nous avons un accord, nous sommes très satisfaits. C’est un accord réaliste qui respecte la cible fixée par le Canada», a commenté M. Harper.

M. Harper a indiqué que le secteur des sables bitumineux sera appelé à contribuer aux efforts environnementaux, en signalant toutefois qu’il n’est responsable que de 4 à 5 % des émissions de GES totales du pays.

«Les sables bitumineux font partie de la solution, mais c’est impossible que le Canada atteigne ses objectifs seulement en imposant des restrictions à ce secteur. Nous aurons besoins d’efforts de toutes les entreprises».

Il a tenu aussi à préciser que, malgré les critiques des environnementalistes et de certaines provinces comme le Québec et l’Ontario, l’atteinte de la cible canadienne, équivalant à une diminution de 3 % sous les niveaux de 1990, constitue un défi de taille.

«Certains vont dire que notre cible n’est pas assez ambitieuse, mais elle aura pourtant un réel impact sur des acteurs de notre économie, a dit M. Harper. Nous devrons travailler avec eux pour nous assurer de trouver un équilibre entre la protection de l’environnement et notre croissance économique.»

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