Réunis, mardi 22 décembre à Bruxelles, les ministres de l’environnement européens devaient “analyser” les résultats du récent sommet mondial de Copenhague sur le climat.

Andreas Carlgren, le ministre suédois, a donné le ton avant le début de cette rencontre : il a évoqué le “désastre” que représente, selon lui, l’accord minimal conclu à cette occasion. Soit deux feuillets et demi de dispositions non contraignantes et non détaillées, entérinant simplement le principe d’un maintien du réchauffement climatique sous la barre des 2 °C.

Mais,c’était ça ou rien du tout.

La pilule est très amère pour l’Union, qui avait voulu s’incarner comme le leader de la lutte contre le réchauffement en adoptant des dispositions contraignantes pour réduire ses émissions de C02. L’Europe entend toujours réduire de 20 % ses émissions de gaz à effet de serre en 2020 par rapport à 1990. Mais les ministres n’ont toutefois pas pris de véritable décision à cet égard, malgré l’insistance des Verts européens.

Officiellement, les Vingt-Sept attendent le 31 janvier 2010 et l’enregistrement des promesses des Etats. Mais ils semblent déjà persuadés que les Etats-Unis n’amélioreront pas leur dernière offre (4 % par rapport à 1990) et que la Chine ne reviendra pas sur son refus de considérer l’objectif à long terme, soit une réduction de 50 % à l’horizon 2050.

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