Dans le Nord du Québec, les Autochtones s’avèrent souvent les meilleurs gardiens de l’environnement et cela se confirme une fois de plus dans Lanaudière, où la communauté atikamekw de La Manouane demande au gouvernement d’agrandir considérablement une réserve de biodiversité projetée pour inclure une grande partie du territoire qu’elle occupe depuis des siècles.

Les Atikamekws demandent un agrandissement majeur de l’aire protégée du lac Némiscachingue pour y inclure le grand lac Kempt, de loin le plus grand de la région de Lanaudière. Ce plan d’eau, qui borde leur réserve, est deux fois plus grand que le réservoir Taureau, situé à Saint-Michel-des-Saints et mieux connu du public.

Les Atikamekws demandent aussi la protection d’autres lacs situés à proximité de leur réserve. En fait, ils souhaitent que l’aire protégée du lac Némiscachingue, annoncée par Québec il y a deux ans, passe de 253 km2 à près de 4 000 km2.

Une aire protégée permet de protéger un territoire contre l’exploitation des ressources naturelles : pas de coupes forestières ni d’opérations minières, pas de barrages ou d’autres transformations de la nature.

Un territoire ancestral

Les Atikamekws habitent cette région depuis plusieurs centaines d’années. Ils utilisaient les lacs Kempt et Némiscachingue pour passer du bassin de la rivière Saint-Maurice, donc vers Trois-Rivières ou l’Abitibi par le réservoir Gouin, à celui de la rivière du Lièvre et de la rivière des Outaouais, donc vers Ottawa.

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