Les brevets concernant des innovations visant à améliorer la protection de l’environnement ont représenté 37 % de l’ensemble des brevets publiés en France en 2009, selon une étude de l’Institut national de la propriété intellectuelle (INPI).

« L’“éco-innovation” touche globalement l’ensemble des secteurs concernés par l’émission de CO2 », a relevé Philippe Laval, directeur général délégué de l’INPI. « Ces chiffres montrent qu’au-delà des discours, il y a une vraie réalité concrète », a-t-il estimé, soulignant qu’environ 5.000 brevets sur plus de 13.000 publiés en 2009 en France relevaient de l’« éco-innovation ».

Quelque 62 % de ces brevets sont issus du secteur des transports, qui représente 34 % des émissions de CO2, 18 % concernent le logement (22 % des émissions), 11 % les industries manufacturières, 8 % le secteur de l’énergie et 1 % l’agriculture, détaille l’INPI.

Environ 15 % des brevets publiés en 2009, soit environ 2.000, sont plus spécifiquement tournés vers les objectifs mis en avant par le Grenelle de l’environnement (production d’énergie, maîtrise de la consommation, dépollution), relève également l’INPI.

Par trois dans le solaire, par quatre dans l’éolien

L’institut a identifié plusieurs secteurs où la tendance est à la hausse. Dans le solaire, où 85 brevets ont été publiés en 2009, ce chiffre a été multiplié par trois depuis 2000. Le bilan est presque similaire dans l’éolien (4 fois plus de brevets entre 2000 et 2009), les moteurs à propulsion alternative (2,5 fois plus de brevets), l’isolation des bâtiments, leur chauffage, le stockage du CO2 ou la dépollution.

« Beaucoup de PME déposent des brevets dans certains domaines », dont le solaire, l’éolien, le chauffage, l’éclairage ou le ferroviaire, a rappelé M. Laval. « Je suis très satisfait de voir une chronologie forte entre les priorités que nous voulons soutenir et les résultats de cette étude », a déclaré François Moisan, directeur exécutif stratégie, recherche, international de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). « Ces chiffres peuvent être un des indicateurs tangibles des résultats des priorités publiques », a-t-il jugé.

Source: francesoir.fr

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