De nombreux travaux ont montré que le plus célèbre des bêtabloquants, le propranolol (voir encadré), court-circuitel’action de la noradrénaline, un neurotransmetteur impliqué dans le maintien de la vigilance, de la production de rêves, mais aussi la mémorisation d’évènements stressants. Cibler cettenoradrénaline pour aider les patients souffrant de stress post-traumatique est ainsi envisagé depuis plus de vingt ans par les chercheurs.

Plusieurs expérimentations ont été menées dans les années 2000 pour mettre cette hypothèse à l’épreuve des faits, notamment au Québec, sous la houlette du chercheur Alain Brunet. Les premières recherches ont porté sur la capacité de mémorisation à court terme de “souvenirs émotionnels” (essentiellement celle de séquences choquantes projetées à des volontaires). Si elles ont confirmé le potentiel d’une telle approche, son efficacité en situation clinique réelle reste encore incertaine.

Car l’état de stress post-traumatique (ESPT) renvoie à une réalité bien plus douloureuse que celles décrites dans ces recherches initiales. Cauchemars récurrents, sommeil perturbé, peur d’être exposé à des situations susceptibles de raviver les souvenirs, évitement des lieux évoquant de près ou de loin l’événement traumatique… l’ESPT de fait est extrêmement handicapant pour les personnes qui en sont victimes.

 

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En France, le laboratoire du stress traumatique du CHU de Toulouse explore le potentiel du propranolol depuis 2007. Chargés du suivi clinique des patients souffrant des (…) Lire la suite sur Francetv info

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