Selon la Haute Autorité de santé, 15 % des personnes souffrant de cette maladie décèdent par suicide…

C’est l’une des dix pathologies les plus invalidantes selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le trouble bipolaire, qui apparaît généralement à l’adolescence ou chez le jeune adulte, doit être dépisté le plus tôt possible afin de réduire le risque de suicide, a averti, ce mardi, la Haute autorité de santé (HAS).

Un diagnostic d’autant plus important que « près d’un malade sur deux fera au moins une tentative de suicide dans sa vie et 15 % décéderont par suicide », souligne l‘organisme indépendant dans un communiqué.

Un diagnostic généralement fait dix ans après l’apparition de la maladie

La HAS, qui rappelle qu’un diagnostic est généralement fait tardivement, en moyenne dix ans après son apparition (les épisodes d’exaltation passant souvent inaperçus) recommande ainsi aux médecins de penser systématiquement à la possibilité d’un trouble bipolaire en cas d’antécédent familial.

Mais aussi de changement brutal dans le fonctionnement psychique, de symptômes dépressifs atypiques, d’une première dépression survenue avant 25 ans, de tentatives de suicides répétées ou d’une réaction anormale à un traitement antidépresseur.

Etre attentif à tout changement inhabituel de comportement chez l’adolescent

Et comme les troubles bipolaires débutent surtout dans les dernières années de l’adolescence, entre 15 et 19 ans, il convient, selon l’autorité, d’être vigilant à certains changements de comportement rompant avec « le fonctionnement habituel de l’adolescent » tels que le repli sur soi, le décrochage scolaire, les conduites à risques ou encore la prise de drogues.

Par ailleurs, un trouble bipolaire doit également « impérativement » être envisagé face à une tentative de suicide chez un adolescent ou un adulte jeune, selon la Haute autorité qui reconnaît toutefois que le dépistage n’est pas toujours évident puisque « les variations d’humeur peuvent être courantes et non pathologiques » pendant l’adolescence.

1 à 2,5 % de la population française souffre de troubles bipolaires

Une fois suspecté, le cas devra être adressé par le médecin à un psychiatre pour confirmer le diagnostic et prescrire un traitement adapté, de préférence en association avec les proches et les autres professionnels de santé concernés.

Le trouble bipolaire alterne des épisodes dépressifs avec des épisodes « maniaques » marqués par de l’agitation, une exaltation de l’humeur et des idées de grandeur. Selon des estimations, 1 à 2,5 % de la population française serait touchée par ce trouble.

Troubles bipolaires: Un diagnostic précoce permettrait de réduire le risque de suicide

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