Accueil La santé avant tout! Témoignage : mon fils schizophrène est mort car l’hôpital l’a mis dehors

Témoignage : mon fils schizophrène est mort car l’hôpital l’a mis dehors

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« Mon fils est schizophrène » est l’un des rares documents de langue française traitant des relations et du quotidien de parents avec leur enfant schizophrène. Toute la vie familiale a basculé lorsque l’auteur a découvert la schizophrénie de son fils, Xavier à l’âge de 19 ans. Extrait de « Mon Fils Est Schizophrène », de Dominique Laporte, publié chez François Bourin éditeur (2/2).

On parle du sida, du cancer, de la sclérose en plaques et c’est très bien. Mais pourquoi les maladies mentales et la schizophrénie en particulier sont-elles toujours gommées, comme s’il s’agissait de maladies honteuses !

Les statistiques prouvent que sur cent bébés qui vont naître, l’un d’entre eux deviendra schizophrène, quels que soient son pays, son milieu, son ethnie. Les schizophrénies sont à l’origine de 1,5 à 2 % des dépenses de santé dans les pays industrialisés, ce qui les place parmi les maladies psychiatriques les plus coûteuses. Il n’existe aujourd’hui en France aucune structure spécialisée pour accueillir ces malades, aucun lieu de vie, hormis l’hôpital psychiatrique. On parle malheureusement de cette maladie uniquement quand elle a provoqué un fait-divers dont les médias s’emparent. Pour mieux l’oublier, jusqu’à la prochaine fois.

Pendant toutes ces années, j’ai écrit aux différents ministres de la Santé, sollicitant une audience pour évoquer le problème des appartements thérapeutiques. Les rares qui existent ne servent que d’appartements témoins, de vitrines. J’aurais voulu débattre de cette question avec des personnes compétentes, concernées et détentrices du pouvoir de commencer à mettre en place une stratégie de l’espoir. D’après ses médecins, Xavier faisait partie des malades pour lesquels ces appartements pouvaient se révéler bénéfiques. Lui-même évoquait parfois cette solution, il l’aurait acceptée, j’en suis sûr. Hélas, je revois encore la mine désolée de son (…)lire la suite sur Atlantico

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