“Heeeinnn ?” “Qu’est-ce que tu diiiss ?” Ecouter de la musique fort et pendant longtemps peut entraîner des dommages irréversibles. C’est pourtant ce que font une majorité de jeunes âgés entre 15 et 30 ans, selon une étude Ipsos publiée à l’occasion de la Semaine du son, organisée du 19 janvier au 8 février.

D’après cette enquête, 89% des 15-30 ans sont de grands adeptes de la musique écoutée avec un casque audio ou des écouteurs, en particulier avant d’aller se coucher (61%). Plus inquiétant, 10% d’entre eux ne baissent jamais le volume. Et les trois quarts ont déjà subi des bourdonnements ou des sifflements dans les oreilles. Mais au-delà du casque audio, la génération Y est exposée à d’autres bruits potentiellement dangereux pour la santé. Conséquence : “On prépare des générations de sourds”, selon le Dr Alain Londero, ORL à l’hôpital Georges-Pompidou, à Paris, qui a participé à l’étude. Francetv info vous explique pourquoi.

Parce que les pouvoirs publics mettent du temps à prendre conscience du problème

Les seuils de dangerosité pour l’oreille dépendent du niveau sonore mesuré en décibels (dBA) et de la durée d’exposition. Ainsi, les risques auditifs apparaissent lorsqu’une exposition à 80 dBA dure plus de huit heures, ou quatre heures à plus de 88 dBA, ou deux heures à plus de 91 dBA, et ainsi de suite. Depuis un décret de 1998, on ne doit pas dépasser les 105 dBA de moyenne lors d’un spectacle ou dans une discothèque. “En dessous de 80 dBA, on ne risque rien”, souligne Yves Cazals, directeur de recherches sur la surdité et les acouphènes à l’Inserm, contacté par francetv info.

80 dBA, c’est déjà le bruit ambiant à l’intérieur d’une brasserie, ou celui produit par une vieille voiture qui roule. Mais comment savoir si la musique que l’on écoute dépasse ce niveau sonore ? Sans avertissement, c’est difficile. Les pouvoirs publics en prennent peu à peu (…) Lire la suite sur Francetv info

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