Avec de la patience et un peu d’entraînement, on peut amadouer ses peurs relationnelles pour mieux s’en défaire. Emmanuel Ballet de Coquereaumont, psychopraticien et auteur de “J’arrête d’avoir peur” (Eyrolles), nous donne des conseils pour y arriver.

Regarder comment son corps apeuré réagit

Tout sauf rationnelles, les peurs sociales nous ramènent à l’univers du sensible. Observer la façon dont notre corps réagit à ces peurs infondées facilite leur mise à distance. On prend l’habitude de contempler notre comportement dans des situations qui nous font peur. Par exemple, si on est terrorisé à l’idée d’aller à une soirée où on ne connait personne, on remarque en situation notre langage corporel et notre dialogue intérieur. Le soir-même on ne dit pas bonjour, on se tient à l’écart ou encore on garde les yeux baissés, etc. On repère tous ces signes extérieurs qui trahissent notre malaise. On se rend compte alors que ce comportement nous exclue encore plus aux yeux des autres et qu’un changement d’attitude s’impose.

Symboliser sa peur

Seconde étape de distanciation de nos peurs, la symbolisation. On considère cette peur sociale qui occupe tout notre être comme une personne à part entière, un autre individu qui vit en nous. Pour parvenir à personnifier cette peur, on entre en contact émotionnel avec elle. On dispose de différents moyens : on choisit spontanément un objet, on dessine cette peur ou on fabrique un objet qui la représente. Matérialisée dans un objet par exemple, on va pouvoir “dialoguer avec elle”, essayer de la comprendre, en replongeant dans ses souvenirs d’enfance. On réalise alors qu’on peut réussir à éprouver de l’empathie et de la bienveillance envers cette peur alors que jusqu’ici on ne cherchait qu’à la détruire.

Reconnaître ses désirs

A force de rester bloquée sur ses peurs, on en a oublié nos qualités et nos vraies valeurs. On se reconnecte avec ses atouts, ses besoins et ses désirs. Et on en tire ce qu’il y a de meilleur pour nos relations avec les autres. Par exemple si on est timide mais que malgré cela on est passionné de dessin et qu’on est intarissable sur le sujet, pourquoi ne pas amener ce sujet sur la table lors d’un (…) Lire la suite sur Topsanté

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