Accueil La santé avant tout! Ostéopathie, mécanique du mouvement et de la vie

Ostéopathie, mécanique du mouvement et de la vie

- Imprimer ce texte - Cliquez sur mon nom pour m'envoyer un message

Partagez cette page avec :

Médecine de plus en plus utilisée par les sportifs de tous niveaux, l’ostéopathie est aujourd’hui légalement encadrée. SantéSportMagazine fait le point sur cette pratique.

Par Olivier Bouillon, ostéopathe

L’ostéopathie est aujourd’hui présente dans tous les encadrements médicaux ayant en charge des sportifs de haut niveau. Les solutions apportées par cette pratique complètent efficacement les soins proposés par les médecins, les kinésithérapeutes et les préparateurs sportifs.

L’ostéopathie y joue un rôle curatif, préventif et optimise la performance et la récupération. Cette médecine est encore mal connue et souffre trop souvent d’une image caricaturale la réduisant aux seules manipulations articulaires.

Un peu d’histoire

L’ostéopathie est apparue aux États-Unis en 1874. Andrew Taylor Still, qui devint médecin et chirurgien pendant la guerre de Sécession, décrivit les grands principes de cette médecine manuelle qu’il pratiqua, abandonnant finalement l’exercice de la médecine allopathique. Il créa en 1892 l’American School of Osteopathy. L’un de ses élèves, anglais, de retour en Europe fonda en 1917 la British School of Osteopathy. L’ostéopathie était arrivée en Europe. L’approche de l’ostéopathe est globale, considérant l’organisme d’une personne dans son ensemble. Un symptôme, une douleur, peut être l’expression d’un désordre mécanique ayant dégradé le fonctionnement d’une ou plusieurs structures locales ou distantes (os, viscère, aponévrose). Le premier temps de la prise en charge d’un patient est toujours médical car se pose la question du diagnostic différentiel, compétence du médecin. Une douleur du dos, par exemple, peut être en relation avec des pathologies qui ne relèvent pas de la compétence des ostéopathes (embolie pulmonaire, pancréatite, pneumonie…)

Mouvement, base de tous les échanges

Notre corps est mobile. Pour que nous restions en bonne santé et que nous soyons performants, cette mobilité doit être de qualité. Dans notre corps, tout bouge. Le squelette bien évidemment avec les os, sur lesquels se fixent les muscles par l’intermédiaire des tendons et qui mobilisent les articulations maintenues par les ligaments et les capsules. Schématiquement, voilà le système musculo-squelettique, ce châssis qui nous permet de tenir debout, de nous déplacer et d’agir sur notre environnement.

Nos organes bougent eux aussi, lors de la respiration, lorsqu’ils fonctionnent et quand ils accompagnent les mouvements du squelette auquel ils sont suspendus. Ils peuvent le faire grâce à la présence de véritables articulations dites « molles » permettant des mouvements de glissement entre deux viscères voisins, entre un plan musculaire, un organe, etc. Le tout maintenu par des ligaments et des muscles spécifiques (mésos et muscles lisses). Ces organes sont pour l’essentiel contenus dans le crâne, dans le thorax, l’abdomen et le bassin. Nous pouvons citer le foie, les poumons, l’estomac, les reins, les intestins, la vessie. Il existe donc une interaction mécanique réciproque et permanente, entre les systèmes, musculo-squelettique et viscéral.

Pratique holistique

En l’absence de blocage ou de perte de mobilité, la cohabitation se passe sans problème. L’organisme fonctionne alors efficacement, tant sur le plan postural et dynamique qu’au niveau des grandes fonctions comme la digestion, la respiration, la circulation sanguine, voire la concentration et le sommeil. Malheureusement, ce bel équilibre est bien souvent rompu par notre mode de vie, nos accidents, nos maladies… Nous gérons sans cesse des compromis entre ces deux systèmes. Ils sont coûteux en énergie et conditionnent par leur présence la capacité de nos organismes à répondre à des situations nouvelles. Un entretien courant comme le sport et une bonne hygiène alimentaire, complétés par des consultations régulières chez un ostéopathe permettent de gérer la plupart des situations.

La mobilité et l’équilibre d’un organe conditionnent la qualité de sa vascularisation et donc de sa fonction et de son intégrité. Comme nous gérons très souvent à notre insu de tels compromis posturaux et dynamiques, les problèmes surviennent quand ces situations dépassent en durée ou en importance nos seuils de tolérance, qui eux-mêmes dépendent de nombreux facteurs : variable individuelle, hygiène de vie, antécédents ou cumul de plusieurs problèmes.

Le mécanisme respiratoire tissulaire (MRT)

Sujet historique de nombreuses controverses entre la médecine et l’ostéopathie, le mouvement respiratoire tissulaire (appelé ainsi par analogie avec la respiration) consiste en une activité permanente et autonome de nos tissus. Globalement, notre corps se met en tension puis se relâche à raison de 8 à 10 cycles par minute et ce sans interruption toute notre vie. Ce mouvement tissulaire est indépendant du rythme cardiaque, de la respiration ou de nos mouvements.

Tout notre corps est impliqué

Cette dynamique tissulaire entretient les plans de glissement, l’élasticité des tendons, des aponévroses, des ligaments et des os eux-mêmes dont les qualités mécaniques dépendent de leur… suite de l’article Ostéopathie, mécanique du mouvement et de la vie

Imprimer ce texte - Cliquez ici pour recevoir ce texte par courriel