Le «joint électronique» que l’on croyait prêt à être lancé en France n’en est pas un. Il n’empêche, la ministre de la Santé n’en veut pas. Dans le même temps, le premier médicament «cannabinoïde» pour les malades de la sclérose en plaques annoncé en janvier 2014 n’est toujours pas en vente.

«Le cannabis décidément ne rend pas intelligent, ni ceux qui en fument trop (et trop tôt), ni ceux qui n’en fument pas mais en parlent, droits dans leurs petites bottes.»

La formule est du Dr William Lowenstein, interniste et addictologue, président de SOS Addictions, interrogé par Slate après la décision de Marisol Touraine de demander l’interdiction de la commercialisation de Kanavape, une cigarette électronique au chanvre.

Certains, en France, avaient pu croire, que le «tabou brisé» en janvier, comme l’écrivait Le Monde, concernant l’usage thérapeuthique du cannabis augurait plus de souplesse en la matière. La ministre de la Santé avait alors salué l’autorisation de mise sur le marché accordée, en France, à un médicament «cannabinoïde» de la firme GWPharmaceuticals: le Sativex®. Un peu à la surprise générale des spécialistes de l’addiction et de la lutte contre la douleur.

Commercialisé dans plusieurs pays européens (Espagne, Italie Allemagne et Royaume-Uni), il s’agit d’un spray buccal dont le principe actif est constitué de deux molécules, le tétrahydrocannabinol (THC, principe actif du cannabis, responsable de l’effet euphorisant) et du cannabidiol (CBD, à l’effet «relaxant» mais qui ne provoque pas l’ivresse du cannabis et qui n’est pas un possible facteur de psychose).

L’entourage de Marisol Touraine soulignait néanmoins à l’époque qu’il ne s’agissait «pas de légalisation du cannabis thérapeutique, juste d’une autorisation accordée à un médicament». A fortiori il ne s’agissait  en rien d’une ouverture vers la dépénalisation de l’usage récréatif du cannabis. Ceux qui (…) Lire la suite sur Slate.fr

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