Les médicaments immunosuppresseurs sont indispensables à la réussite des dons d’organes. Ce sont eux qui empêchent le corps du receveur de rejeter le greffon, considéré par le système immunitaire comme un corps étranger. Mais ces traitements à vie sont très lourds et non exempts d’effets secondaires.

Selon une étude de l’université Johns Hopkins (Washington) publiée le 13 août dans le Journal of Investigative Dermatology, ces médicament seraient notamment liés à une augmentation des cas de mélanomes, des cancers de la peau extrêmement agressifs, chez les personnes transplantées.

3 fois plus de cas mortels de mélanomes chez les greffés

Les auteurs ont étudié les cas de 139.991 personnes blanches greffées aux Etats-Unis entre 1987 et 2010. « Dans cette cohorte de receveurs d’organes, large et représentative, l’incidence de survenue de mélanomes invasifs est deux fois plus importante que dans la population générale », déclare Hilary Robbins chercheuse à l’université John Hopkins et auteure principale de l’étude.

« De plus la mortalité spécifiquement due à ce type de cancer très agressif est multipliée par trois chez les patients transplantés suggérant que l’agressivité du mélanome était amplifiée sous traitement immunosuppresseur » ajoute la chercheuse.

Alors que le taux de mortalité des patients atteints de cancer de la peau malins est de 10% à dix ans, il pourrait donc être de 30% chez les personnes greffées souffrant de mélanome.

Immunosuppresseurs et rayons UV ne font pas bon ménage

« Une interprétation possible de nos résultats est que les (…) Lire la suite sur Francetv info

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