Qui dit vacances, dit long trajet en voiture, mais aussi en avion, en train, voire en bus. Un calvaire pour nombre d’entre vous, mais rien d’irrémédiable. Des solutions, parfois plus originales que vous ne pensiez, existent pour s’en prémunir.

Atlantico : D’où vient le mal des transports ? Quel est le mécanisme physiologique qui le provoque ?

Guy Le Moing : L’origine du mal des transports a été très longue à découvrir, ce qui a entraîné de longs tâtonnements de la médecine pour porter remède à cette maladie. L’explication admise aujourd’hui est celle du « conflit sensoriel ». Je vais essayer de la résumer en quelques mots. L’homme a conscience de sa position dans l’espace au moyen de trois « sens » : la vue, d’abord, qui lui permet d’observer l’environnement, l’oreille interne qui l’informe des accélérations éventuelles, et lui donne le sens de l’équilibre. Certains capteurs de mouvements que l’on a dans les articulations des jambes, en particulier. Dès que l’enfant commence à marcher, son cerveau apprend à coordonner les informations issues de ces trois capteurs, et cet apprentissage se grave pour la vie dans son cerveau. Le mal des transports (ou « naupathie ») se manifeste dès que deux de ces capteurs, au moins, donnent des informations contradictoires (ou différentes de celles que le cerveau a enregistrées) ; c’est ce qu’on appelle le « conflit sensoriel ». Prenons l’exemple d’un enfant qui lit à l’arrière d’une voiture ; ses yeux, fixés sur le livre, lui font croire que rien ne bouge ; son oreille interne, par contre, ressent un mouvement ; il y a conflit entre sa vue et son oreille interne ; son cerveau ne comprend plus rien, et des malaises apparaissent. Le conducteur, par contre, est rarement (…)lire la suite sur Atlantico

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